" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 13 février 2015

Henri Guillemin : " Hugo "




Cet ouvrage d’Henri Guillemin comprend deux parties : un essai sur Victor Hugo puis un choix de textes de l’auteur des «  Misérables » et de «  Notre-Dame de Paris ».
L’essai peut être scindé en trois parties : le caractère de Hugo, ses qualités, ses défauts ; l’homme politique ; Hugo le croyant.
Bien agréable à lire !


Extraits :


-  En 1870, ses soixante-huit ans n’ont pas l’air de lui peser. Il ne perd pas un pouce de sa taille (1,68m). Il efface les épaules ; de l’estomac, mais pas de ventre. Il est toujours en noir, avec gilet déboutonné laissant voir la chemise ; jamais de canne à la main, ni de parapluie ; un grand chapeau de feutre. Il marche, la pointe des pieds un peu en-dedans.

-  Eté 1878. Il a eu une attaque, dans la nuit du 27 au 28 juin, une congestion cérébrale qui l’a laissé, dit-il, « étonné ».

- Des indications menues, d’abord, et en désordre. Victor Hugo ne fumait pas ; il condamnait l’usage du tabac, cet « opium de l’Occident », ce «  sombre endormeur ». Il était bon nageur, assez intrépide même ; il aime à jouer au billard et aux cartes, et s’amuse beaucoup, en exil, au nain jaune ; (…) après le repas, une promenade, toujours ; son «  mille passus ». Il mangeait beaucoup, mais buvait peu ; Hugo a été longtemps quelqu’un de vite alarmé sur lui-même, et prêt à «  se frapper », comme on dit, au moindre malaise. (…) Il se mit à aimer les chiens durant son exil. (…) Quant à la musique, le poète se forçait un peu pour l’aimer. Au fond, elle l’ennuyait, et il détestait positivement le piano. (…) Il avait un côté méticuleux, faire sa barbe, par exemple – du temps où il se rasait – était chez lui une opération conduite sans négligence et comportant des rites. (…) Il est bricoleur, on le sait. Il exécute dans le papier d’extraordinaires découpages. Il a fabriqué des jouets pour ses enfants. Il sculpte, fait de la pyrogravure.

- Il n’aimait pas les bibliothèques. «  Je hais cette submersion », disait-il ; et il ne s’intéressait guère aux livres pour eux-mêmes. (…) Il est orgueilleux et n’en fait pas mystère. (…) Il est terriblement superstitieux ( vendredi, le 13, tables mouvantes). (…) On le voit mentir ça et là. (…)

- «  Allons ! Il faut bien que je le dise. Décidément, j’aime l’exil ! (…) Pas de visites à recevoir, pas de visites à rendre, le bonheur d’être seul, la lecture paisible, la rêverie paisible, le travail paisible, la sauvagerie (…)
- Et l’argent ? L’avarice du père Hugo est passée à l’état de légende (mais Guillemin cite toute une série de contre-exemples, donc à nuancer). (…) Son capital, en 1885, atteindra à peu près sept millions ; autrement dit, Hugo est mort deux fois milliardaires en monnaie d’à présent (en 1951)

-  Le chapitre « femmes «, dans la vie de Hugo, est très encombré. (…) Lorsqu’il prend l’habitude des voyages annuels en Belgique, ses séjours à Bruxelles n’iront pas sans un certain nombre de visites tarifiées. (…)

- Hugo croit à l’existence réelle des anges.


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En bonus, des conférences d’Henri Guillemin :

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