" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 4 février 2015

Englouti dans du sable mouvant ...



On ne sait pas trop d’où nous viennent ces mauvais rêves qui viennent, parfois, chatouiller nos nuits. J’emploi le terme «  mauvais rêves «  car ils oscillent entre les cauchemars et les rêves plus ou moins désagréables. Dans ce cas, ce serait plutôt à classer dans la rubrique « rêve libérateur », au sens psychiatrique du terme. J’explique.

Cela s’est passé l’autre dimanche, pas dimanche passé, l’autre vers deux heures du mat’. Peut-être n’étais-je pas encore remis des assassinats au journal «  Charlie-Hedbo » ou alors je subissais encore des séquelles d’un petit mais méchant refroidissement,  - d’où rhume, toux, malaise un peu général - comme il vous en chope l’hiver. Nous étions à Gouvy. Une petite frappe qui a le don de me sortir de mes gongs depuis presque toujours me collait aux baskets. Vous savez ce genre de petite teigne qui n’est là rien que pour vous empoisonner la vie. Qui se fiche de votre gueule et ne vous lâche pas. Cette nuit-là, dans mon rêve, à bout, je lui cogne dessus ;  il rit de plus belle (à croire qu’il est un rien maso sur les bords). » Fous-moi la paix ! «  je lui dis, « espèce de raclure de cabinet ! ». Lui ricane comme une hyène, me fous un croche pied. Je titube. Alors je l’empoigne à nouveau. « Mais quel pot de colle, ce mec ! » dis-je. Le voici par terre. Il ricane, l’hyène. Je l’empoigne par les pattes. Illico-presto il fait la brouette, à savoir il avance en se déplaçant sur ces bras ( vu que je le tiens pas les pieds). Et dans mon rêve, alors qu’il ricane toujours en se déplaçant sur ses bras, nous voici tout à coup dans du sable mouvant. Je l’envoie voltiger deux mètres plus loin  et m’éloigne en courant. Je me retourne : l’autre teigne est aspiré par le sable mouvant. Plus il se débat, plus il s’enfonce à grande vitesse ; il me tend les mains pour que je vienne à son secours, « Jean, aide-moi ! «  mais … trop tard. Il va être englouti. A tout jamais. Bon débarras ! Maintenant, il a complètement disparu, aspiré par les sables. En m’éloignant je me dis : «  De tout façon, je n’aurais rien pu faire, tout a été tellement vite. Si j’avais voulu ne fut-ce que tenter de le sauver, j’aurais mis ma vie en péril et là tintin ! Et même plus : je suis certain que je n’aurais pas bougé le petit doigt,  qu’il n’était pas du tout question de l’aider à s’en sortir. Bien fait pour sa gueule ! »


Il va sans dire, qu’à mon réveil, je baignai dans une satisfaction assez rare ( par les temps qui courent).  Et qui a perduré tout le jour (et même après …)

J’aime assez cet adage : «  La vie serait absolument insupportable si nous n’avions pas un ou deux êtres que nous détestons vraiment ! »





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire