" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 2 janvier 2015

Haruki Murakami : " Les amants du Spoutnik"

  


K, le narrateur est un jeune instituteur de 25 ans à Tokyo. Il adore une amie, Sumire (22 ans), qui ne pense qu’à écrire des romans et qui ne veut surtout pas devenir sa « petite amie ». Sumire éprouve de grands sentiments (et même plus, mais pas réciproques) pour Miu, largement son aînée. Celle-ci est à la tête d’une entreprise de négoce en vin. Sumire devient la secrétaire de Miu. Elles se retrouvent en villégiature dans une petite île de la Grèce. Jusqu’au jour où Sumire disparaît, s’évapore …
Un roman mystérieux (dans le bon sens du terme, c’est-à-dire pas mièvre) un roman à clés,  (le rêve concernant la mère de Sumire coincée dans un trou ; Miu enfermée dans une cabine d’une grande roue en pleine nuit ; le dédoublement de Miu, à la fois sur la roue et dans son appartement avec Fernando).  J’adore la fin (mais je n’ai pu m’empêcher de dire à haute voix : «  C’est une vraie salope, ce Murakami ! »

Excellent ! ! !


Extraits :

-  Tout ce que je comprenais, c’est qu’il faisait encore noir autour de moi, et qu’on devait être aux alentours de ce que Scott Fitzgerald appelait autrefois «  la nuit noire de l’âme ».
                          Rectification (note de môa) : Si S. Fitzgerald utilise le terme «  la nuit noire de l’âme », il n’est toutefois pas de lui mais de Saint Jean de la Croix.

-  Chaque fois que Sumire dînait avec Miu, elle apprenait quelque chose de nouveau. Elle était purement et simplement stupéfaite de constater son ignorance.

-  A la différence de ma sœur, je n’éprouvais pas grand intérêt pour l’école et n’avais aucun esprit de compétition.

- Je me rappelle très bien notre conversation sur les Spoutnik, la première fois qu’on s’est rencontrées. Elle me parlait des écrivains de la nouvelle vague beatnik, et moi je croyais qu’elle parlait de Spoutnik. (…) Vous savez ce que signifie spoutnik en russe ? « compagnon de voyage ».

-  Combien de temps l’âme avait mis pour dire adieu à son vieux compagnon, ce corps qu’elle avait habité durant soixante-dix ans ?

-  Derrière les choses ou les personnes que nous croyons connaître se cache toujours une proportion identique d’inconnu.

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