" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 10 décembre 2014

Une p'tite virée dans quelques bistrots mythiques des années '70 à Liège



Pour bibi, Liège, c’est d’abord et avant tout les bistrots. Le reste vient après. Pour la petite histoire, on me surnomme, en 2014, dans un certain milieu : «  l’abominable homme des tavernes ». Ce qui est en partie vrai puisqu’il ne se passe pas un jour sans que j’aille prendre un verre dans – au moins-  un troquet. Un morceau de bonheur !
Mais revenons à nos bistrots. Soyons nostalgique : ceux des années ’70, les glorieuses. (sauve qui peut !  :  v’la  Catinus qui va encore raconter sa «  guerre » ! )
Les voici en vrac, mes chéries :


-  «  L’Old Jazz «, situé au coin des rues du Pot d’Or et des Célestines (il existe toujours mais à la mode d’asteure)  : ce qui signifie sans doute qu’avant, dans les années ’60, le patron, Darmoise, y privilégiait le Jazz . Mais dans les années ‘ 70, c’était le temple de la pop music dans le carré. Un grand bar et, devant, des tas de jeunes gens (parfois quelques nanas) très poilus (cheveux longs, barbes très fournies, idées courtes - sur option !- ) , sirotant leur bière ou un blanc-coca tout en écoutant la pop à fond les baffles. Derrière, des serveurs – Roland, Régis, … - qui faisaient monter la pression (des tonneaux de bière et de la music). Ambiance … délirante ! J’ y ai passé des milliards d’heures en compagnie de mon ami, Paul Schifflers (aujourd’hui hélas déjà décédé, snif !) Un de mes Q.G. de l’époque !


                                        " La Guimbarde " en 2014

- « La Guimbarde », rue Tête-de-bœuf. Un bar musical come l’Old Jazz mais en plus chic et surtout avec plus de nanas, plus de bouteilles d’alcool, plus des gens de la bonne société (n’y voyez aucune collusion !). Le week-end surtout on y proposait parfois un orchestre ou un chanteur. Dans les années ’80, j’adorais, venant de Gouvy,  y aller, le dernier mercredi du mois, en après-midi, rien que pour tomber sur les serveuses comme Laurence, par exemple. « La Guimbarde » toujours en action vient de fêter ses 40 ans et rien dans le décor n’a vraiment changé.

- «  Le Saloon » rue Seigneur d’Amay. A l’époque, il était tenu par le très mythique Albert. Un bistrot d’étudiants, où l’on jouait aux cartes 24 heures sur 24. Un incontournable. Il existe encore. T’as qu’à voir !

- «  Le Wild West » (à prononcer à la française, svp !) à peu près en face du Saloon. Ce troquet était le rendez-vous des jeunes Gouvyons ( Yoko, Christiane, Tchitcho, Kinkin, j’en passe et des meilleurs …) tous les mercredis soir où l’on se déchaînait … jusqu’à plus soif. Sauf erreur, ce Wild West devint plus tard «  Les Trois Frères » qui valait, lui aussi , le déplacement !

-  «  Le Red Lion » T’as déjà vu un bistrot, dans le carré, avec du tapis plain, toi ? Et ben c’était le cas de ce « Red Lion », adoré par les nanas car il était très intime, très chaud, très cosy et les serveurs et serveuses assez classe. Un must pour causer fleurette (ça sent le vécu, là, non ?). Fermons la parenthèse, circulez ya rien à voir !

-  «  Le Boui-Boui »  boulevard de la Saufnière, 172. Un café musical presqu’exclusivement consacré à de la « bonne chanson française » comme on disait à l’époque. Y compris la québecoise. Vous y rencontriez toujours des joueurs d’échecs, des p’tits gauchistes sympas, parfois un chanteur avec sa guitare et une musique à bouche qui proposait un p’tit concert. Ce «  Boui-Boui » était tenu par un certain Paul qui, le salaud, me fauchât ma nana de l’époque. Bon, okay, ya prescription maintenant ! Le lieu existe toujours, rien de fondamental n’a changé, à part qu’on y sert maintenant des frites, des humbugers et des hot dogs, etc… et plus de la «  bonne chanson française ». Snif ! Ô tempora, Ô mores ! ! !

-  «  Le Trou Perette » , rue Sœurs –des-Hasques. Une grande salle où se sont produits des quantités d’artistes de l’époque.Dont  Renaud. Citons encore les liégeois : Jacques-Yvan Duchesne, Philippe Ancion, Christiane Stéfanski, Jean-Claude Pierrot, etc… Une faune haute en couleur…  Ô revenez z’amours z’envolés ! ! !



-  « Le Pot au lait » Quand le « Trou » fermait , nous allions au « Pot au lait » . Fastoche, c’est tout près, juste franchir la porte qui séparait ces deux lieux mythiques. Musique à fond les baffles. Dans les années ’80, vous pouviez y trouver un des premiers « cyber-café » de la ville de Liéchh’. Manière de vous familiariser avec l’informatique naissant …



-  «  Le Cirque Divers «  rue Roture. Un cabaret, un peu gaucho sur les bords, qui a vu défiler une foule d’artistes de tous poils. Il faudrait en faire le répertoire … C’est énorme ! Un des big boss était Michel Antaki qui se porte toujours bien, merci ! On se souviendra en effet de ces mémorables soirées complètement déjantées. Vous en trouverez plus bas quelques-uns de ces artistes en bonus dont : Laurie Anderson, Jacques Lizen, Claude Semal, Kévin Ayers,…


                                              

-  «  La Maison Jaune «  rue Roture. Encore un café musical comme on en aimait à l’époque. Pas avec des cd ( banane ! ça n’existait pas encore) mais de bonnes vieilles platines avou des vî vynils. J’aimais beaucoup car il y avait de chouettes serveuses et une cour intérieure. Ô, nostalgie, quand tu nous tiens !



                                       La reine et moi .... (au Cirque Divers)

- «  Les Caves Mosanes » rue Hors-Château, n°31. On y aime la pop music et la rock music. La même clientèle, interchangeable à souhait, du Boui-Boui, des bistrots du carré ou du Trou Perette. Une ambiance divine ! Le lieu existe toujours mais est devenu un magasin de design. Bonne reconversion donc.

«  Le Molière », place du Marché. Quasi en face du perron. Un chouette bistrot où l’on passait presqu’exclusivement de la chanson française. Il était tenu par l’acteur Marcel Liben ( je croyais que c’était par José Brouwers). On y a beaucoup pleuré Jacques Brel lors de son décès en 1978 … La déco était féérique…


                                                     " Le littéraire wallon " en 2014 lors du mundial

- «  Le littéraire wallon » et «  Le Temple «. Deux cafés concurrents d’Outremeuse que nous fréquentâmes assidument mes amis Paul et Maggy et môa, surtout en soirée. On y rencontrait des «  vieux «  de D’ju d’là qui venaient boire leur bière les uns exclusivement dans un verre «  lisse « , d’autre dans un verre «  côtelé » ; sans oublier le choix cornélien : « une 25 ou une 33, Josée ? ». Nous sautions d’un café à l’autre pour écouter les ragots éventuels que l’on y tenait sur le concurrent. Nous avions l’esprit fort «  tchaffette «  à l’époque… Il va sans dire que les bistrots existent toujours au jour d’aujourd’hui mais qu’il ne doit plus y avoir de « guerre froide »… Quoique !

- «  Le Century « place des Guillemins. Plus mythique que celui-là, tu meurs. Idéal pour les guindailleurs de tous poils ou les ceuses qui veulent conter fleurette. Tout y contribue : le décor, l’odeur, la chaleur, les petits coins sympas pour se bécoter, les alcôves, l’étage, le sous-sol .  Si tu as soif, y a pour faire, si tu as une fringale, y a qu’à commander. Et en face, les bus, le train pour le retour sans encombre. Le paradis sur terre, quoi !


°°°°°

En bonus :

- Un concert de François Béranger en 1975


- Renaud : «  Camarade bourgeois « :

- Kevin Ayers : «  May I ? » :

- Laurie Anderson :

- Jacques Lizène :

- Claude Sémal :

13 commentaires:

  1. Pour ma part, c'était l'Esquinade et La Perouse...

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    1. Pour ma part c'était aussi la Pérouse et le Francorchamps, les Champs Elysées (bd de la Sauvenière), le Jazzing, l'Estoril (rue tête de boeuf), les caves Mosannes, le Biggest (rue sur la Fontaine), mais c'était début des années 60.

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  2. Je pense que ce que vous appelez le bar du Cirque Divers, avec cette jeune femme bien nue et l'ineffaçable Lizène sous son dictionnaire, c'était plutôt le Café des Arts, Place du XX Août.

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  3. Effectivement. .. A bien y réfléchir, le bar du Cirque avait beaucoup plus d'espace du côté des serveurs. Merci pour la remarque !

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  4. Vous oubliez tous le Horse Shoe en Vinave d'Ile ! On prononçait Horchou bien sur, avec Albert trônant au bar...et ses courtisans tout autour. Obligatoire sur le temps de midi, on faisait souvent l'aller retour à la Pérouse pour voir si Désirée -la patronne- était toujours indésirable...

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  6. Oui, connu, évidemment... Si je ne m'abuse, un p'tit café musical dans le carré, surtout tenu par des nanas, où l'on jouait plutôt de la "bonne chanson française" ...

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  7. et Le Machin, rue des Célestines, avec les téléphones sur les tables qui permettaient de "draguer" ? J'y ai travaillé comme barman alors que j'étais étudiant. Le patron Renato Rinaldi l'avait remis pour créer le Biggest rue sur la Fontaine

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