" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 16 décembre 2014

Jean Jour : " Hôtel de Seine "




L’action se déroule à Paris dans les années quatre-vingts. Maurice Mathieu Loverval est journaliste, spécialisé dans la bande-dessinée. Il est également l’auteur de livres divers. Pour fêter ses cinquante ans mais également pour être présent au salon de la B.D. qui se tient au Grand-Palais, il a réservé une chambre à l’hôtel de Seine, dans le quartier Saint-Germain. Il arrive qu’à force de côtoyer les faits divers, il vient dans la cervelle des journalistes et des écrivains, des idées de … meurtre. Maurice Mathieu a déjà choisi sa victime … «  Jusqu’où comptait-il aller ? Son acte n’était-il pas sadique ? Gregory ne lui avait rien fait. Que voulait-il au juste ? Qu’espérait-il ? Pouvoir écrire d’après réalité ? «.

Un polar, oui mais aussi l’occasion de flâner dans Paris. Car on y boit beaucoup dans ce roman –«  un peu de tout » comme le disait une ancienne publicité belge – ;  Maurice Mathieu pousse souvent la porte d’estaminets ou de restaurants parisiens. Pour notre plus grand plaisir et puis, cela met en appétit !

Voici le type même de roman qui est très emballant de lire avec internet à portée de main  (c’est pas obligatoire non plus, attends, toi ! ) car on salive en cliquant via google street,  sur telle rue, tel bistrot ; ou encore, nous avons la possibilité de nous remémorer la bio de Joe Napoli, en savoir un peu plus sur le roman «  Eva «  de l’écrivain James Hadley Chase, etc. Tout, tout de suite !

Jean Jour masque parfois des noms. Comme Lily Gaels, écrivain que tout Liégeois, un tant soit peu curieux de sa ville,  reconnaîtra assez facilement. Idem, mais en un peu plus duraille, pour Mike Gregory, dessinateur de B.D. internationalement connu , qui a vécu dans la région liégeoise, à Herstal.

Tout comme dans le triptyque – qui gageons-le deviendra bientôt « quatuor »- : « Un gamin d’Outremeuse « , l’auteur se pose beaucoup de questions de type existentiel – et donc z’aussi sur les femmes ! – . Comme «  Pourquoi une prémonition, une intuition, ne sont-elles jamais positives ? « 

Jean Jour évoque le souvenir de plusieurs personnages dont Joe Napoli qui a lancé, avec d’autres, le festival de Comblain-la-Tour (pp. 23 à29 et 109-110) ; Maxime Rapaille, écrivain d’origine liégeoise mais qui a vécu à Paname ( pp 56 à 63). Simenon , bien  sûr, le batteur Félix Simtaine, Jacques Résibois médecin rue Grande-Bêche en Outremeuse ( Lîdge), etc.

De la belle ouvrage ! Qui se lit très agréablement !

Voilà une façon de vous le procurer :




Extrait :


- On ne va pas à Paris avec une femme dont on n’est pas amoureux.

-  Lui, du moins, prenait la peine d’observer les gens, premier travail d’un écrivain.

-  Comme l’action se situait dans sa ville natale, ce livre lui avait valu un prix folklorique d’amitié, qui lui avait été remis dans une bien connue taverne d’Outremeuse, avec force godets, canettes et autres ustensiles à trinquer dont les Liégeois sont fort friands.

- Il traversa le pont, poussa la barrière du square Taviani où – Cavanna le lui avait raconté- un perroquet bavard s’était réfugié plusieurs jours, voici quelques années, sans que personne s’en rende compte.

-  Il avait appris que l’amour-amitié était, en tout cas, de n’avoir jamais à se justifier, ni à s’excuser.

°°°°

En bonus, le festival jazz de Comblain-La-Tour :


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