" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 8 novembre 2014

" L'affaire Joseph Bontemps ", une enquête du commissaire Mégray à Gouvy




                                         " Village sous la neige " de Joseph Bontemps


                                           Cette histoire se passe fin des années '50 à Gouvy

C’est dans les flons-flons de la fête qu’arriva en Gare de Gouvy le train Amsterdam-Bâle. C’était un beau samedi de juin. Jules Mégray était monté dans la première voiture et, dès les premiers pas sur le quai, il fut enveloppé par un énorme nuage de fumée qui sortait de la cheminée de la locomotive à vapeur. En effet, le vent qui avait commencé à se lever venait du sud. Il était de surcroît annonciateur d’un orage qui n’allait pas tarder à éclater sur la localité. Les premières gouttes tièdes se mirent d’ailleurs à tomber. Le commissaire présenta son billet, un petit carton rouge,  à l’agent qui accueillait les voyageurs, aperçut le buffet de la gare qui s’emplissait de gens qui venaient se mettre à l’abri. Arrivé sur la rue, une nuée de gamins vinrent se prendre dans ses jambes. Il grimaça et retint un «  sales mioches ! «  qu’il ne prononça pas ouvertement, entendant les reproches que lui aurait murmuré son épouse si elle eut été là : «  Oh, ne vient pas encore faire ta mauvaise tête pressée ! « 

Il eut juste le temps de traverser la rue. Un énorme coup de tonnerre claqua au-dessus de lui et les vannes du ciel s’ouvrirent à grand fracas. Mais il était déjà arrivé à bon bord et au sec. En effet, il avait réservé une chambre dans le café-hôtel «  Au Luxembourg » qui se situait juste en face de la station.

- Il a fait beau temps à Ourthe la semaine dernière pour la kermesse donc nous aurons de la flotte !, entendit-il d’un groupe d’amis, accoudés au comptoir.
Notre homme ôta son chapeau et s’adressa à la patronne :
-  Mégray. Ma femme vous a appelé il y a trois jours.
- C’est exact, monsieur. Et votre épouse a bien fait de me sonner. Tout est loué depuis. Comme vous le voyez, c’est la kermesse annuelle.

La rue en effet était en effervescence. D’un bout à l’autre, des manèges et des attractions foraines rivalisaient de sons, de couleurs et d’odeurs quoique pour le moment, la fête était quasi déserte tant l’orage se déchainait.
- Voulez-vous que je vous accompagne, c’est au deuxième étage, sur le devant. La première porte …
Mais elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase car un client hurla une commande :
- Berthe, trois bières et deux pékets !

Mégray prit sa petite valise et monta à l’étage. Il en profita pour se rafraîchir et regarder par la fenêtre qu’il se permit d’ouvrir malgré la tempête. En face de lui, presque à perte de vue, s’étalait la gare et son infrastructure et juste en vis-à -vis, il devina les habitations et le long étalement des baraques foraines.
Il avait rendez-vous avec madame Kalbusch à 8 heures au soir il n’en était que 5 un peu passé. Le temps d’aller prendre un verre et de faire quelques pas dans le village.
Il revint au café qui commençait à se vider car l’orage s’en était allé plus loin aussi vite qu’il était venu. Il s’assit à une table. A côté de lui, quatre hommes tapaient les cartes. L’un d’eux ne cessait de le lorgner. Le bonhomme finit par dire, en roulant les «  r « :

- Moi, c’est Huart. Omer Huart ! Et lui c’est Jean-Marie.
- Je précise, Jean-Marie Brandt. Ha-ha-ha !, fit le second.
- Et lui, là, c’est Jan, un Hollandais mais qui habite ici depuis la fin de la guerre.
- Et le quatrième, s’appelle Fernand, reprit Omer, en verve. Il crèche tout près du pont.
Berthe, la patronne demanda ce que ces messieurs voulaient boire pour la tournée remporté par le duo Jan et Fernand.
- Et tu mettras aussi un pécket à monsieur.
Comme Jules Mégray demandait ce qu’était un pécket, Jean-Marie lui expliqua :
- Mon avis ,vous n’êtes pas du coin, vous. Ha-ha-ha ! Un pécket, c’est comme qui dirait un alcool blanc fait à base de genévrier, très prisé par les Ardennais et les Liégeois.
Jules trouva le breuvage du coin un peu rude mais il dût  reconnaitre qu’après deux ou trois petits verres, on s’y habituait très bien … Il l’accompagna en fumant une bonne pipe, selon son habitude. Il s’étonna du jeu que les quatre amis disputaient et demanda comment on l’appelait.
- C’est «  le couillon », précisa Fernand. Normalement, nous préférons le whist mais Omer ne sait jouer qu’au couillon, au noir valet ou à bataille.
Eclat de rire général.

La grande horloge «  Martini «  affichait 18 heures bien sonnées. Mégray se leva, salua ses compagnons et gagna la rue, en tournant à droite vers le pont du chemin de fer. Des adolescents, filles et garçons, s’essayaient au tir aux pipes en riant et en se bécotant. Il remarqua tout particulièrement une librairie, une pâtisserie, deux ou trois épiceries, une boutique de vêtements, une banque et pas moins de trois bistrots. Une chapelle également au bout d’une mince allée. Il s’attarda quelques temps sur le pont qui enjambait de nombreuses voies ferroviaires, poussa sa promenade un peu plus loin sur une route qui descendait vers le village mais dut rebrousser chemin car le temps s’était remis à l’orage. Il revint sur ses pas et descendit à nouveau la chaussée,  devenue complètement piétonnière pour la circonstance. A nouveau les manèges puis au-delà de son hôtel, une petite pharmacie, un garage qui faisait aussi taxi, un grand magasin de meubles, encore une ou deux épiceries, un magasin de chaussures, un autre de vêtements …

La kermesse avait repris de plus belle. Partout,  les enfants sautaient d’une attraction à l’autre, des adolescents s’éclataient sur les autos-tamponneuses. Et puis des odeurs de fritures et de sucreries étrangement mélangées et la chaleur lourde et moite qui régnait partout. C’est alors qu’il eut sacrément faim. Il prit un cornet de frites à la mayonnaise qu’il dévora tout en se promenant dans la foule heureuse. Et il ne put s’empêcher ensuite d’aller chercher sept croustillions qu’il enfourna avec la rapidité de l’éclair.

L’heure était venue de rentrer «  Au Luxembourg «  où il avait donc rendez-vous avec madame Kalbusch. Elle était infirmière et sage-femme, mais surtout l’amie de son épouse. Elle avait confié à madame Mégray qu’un sien ami, un peintre du nom de Joseph Bontemps, avait été sauvagement agressé et qu’elle l’avait soigné tant bien que mal. Le commissaire avait convenu avec sa femme que, au début de ses vacances, il  se rendrait à Gouvy pour en savoir un peu plus concernant cette agression.

L’infirmière arriva à l’heure prévue et comme le bistrot était archibondé, Mégray lui proposa de gagner sa chambre à l’étage.
- Vous embrasserez très fort votre épouse de ma part, à votre retour à Paris. Vous savez que nous avons été de grandes amies ; d’ailleurs notre amitié est restée intacte même si, hélas ! nous nous voyons de moins en moins.
- Je sais, elle me parle très régulièrement de vous quand, par exemple, un objet ou une sensation ouvre la boite aux souvenirs dans laquelle vous toujours êtes bien présente.
- Merci, reprit madame Kabusch. Je pense que Paulette vous a parlé de mon protégé, le peintre Joseph Bontemps …
-  Oui mais, si vous le voulez bien,  pourriez-vous me rafraîchir la mémoire …
- Joseph est un ami d’enfance. Nous avons été à l’école primaire ensemble puis encore quelques années en moyenne. Ensuite, il a suivi des cours d’histoire de l’art et de peinture au Conservatoire de Liège ou à l’académie, je ne sais plus trop bien, au fond, mais peu importe. Toujours est-il qu’il est devenu un peintre assez connu et réputé dans notre région. Il aime évoquer la nature ardennaise, les sous-bois. Mais il a également d’autres choses à son actif,  dont 12 tableaux représentant quelques fables de La Fontaine. Ils sont très estimés et je pense même qu’ils valent, chacun, une petite fortune. Mais Joseph ne se préoccupe pas de toutes ces cotations. Il est avant tout un rêveur, un poète, un philosophe et il peint surtout quand il a besoin d’argent …
- Voilà qui est peu courant aux jours d’aujourd’hui, fit le commissaire.
-  Et nous voilà à notre affaire. Il y a un bon mois, il s’est fait agresser à son domicile. On l’a retrouvé, après plusieurs heures, remplis de bleus, une clavicule cassée et plus grave encore, le poignet gauche salement amoché. Heureusement il est droitier.
- Qui l’a découvert ? questionna Jules.
-  L’abbé Maréchal qui habite le quartier et qui s’occupe encore de temps en temps d’un office ou l’autre à la chapelle et à Salmchâteau, un village situé à une quinzaine de kilomètres d’ici. Joseph a été transporté à l’hôpital de Bastogne où il reçut les premiers soins mais il enrageait pour revenir chez lui. On lui permit de revenir à Gouvy à une condition : c’est qu’une infirmière puisse passer chaque jour constater l’évolution de sa santé. Et je me suis proposée.
- A-t-il parlé de son ou ses agresseurs?
-  La gendarmerie a pris sa déposition mais elle est bien maigre … Il prétend ne se souvenir de rien du tout … Pourtant, je reste persuadée qu’il connait son ou ses agresseurs et je ne suis pas la seule …
- Ah et qui d’autres ?
-  L’abbé Maréchal, me semble t-il , doit savoir plus qu’il ne veut en dire, car il est tout aussi muet aussi, celui-là. Puis les curés, les vicaires.
- Oh-oh !, fit Mégray , en se levant d’un bond. Si le goupillon s’en mêle, où allons-nous ? Vous n’avez pas l’air de les estimer …
- Ne vous méprenez pas, commissaire. Je suis chrétienne mais l’église catholique n’est pas ma tasse de thé, si j’ose… Maintenant, je ne les accuse pas, je n’ai même pas le moindre soupçon sur leur culpabilité ou même de leur implication dans cette triste histoire mais ils doivent savoir des choses …

Ce fut à peu près tout ce que madame Mariette Kalbusch savait de cette triste histoire, comme elle le disait si justement. Ils devisèrent  encore durant quelques minutes de sujets anodins, puis se séparèrent. Lui, fit encore le tour de la fête foraine, prit une bière dans le café où le lendemain matin il avait rendez-vous avec monsieur Bontemps, retrouva ses compagnons de l’après-midi qui avaient bu plus que de raison et étaient plus que joyeux, poussant la chansonnette à qui voulait l’entendre. Et c’est sans doute le mélange de bière et de pécket qui le fit s’endormir comme une masse dans sa chambre qui pourtant résonna jusque bien tard des flon-flons de la fête. Une fois n’est pas coutume, notre commissaire dormit comme un bienheureux.

Le lendemain, notre homme se réveilla en sursaut. Il était déjà huit heures  et sa tête le faisait un peu souffrir. « Bon sang ! quelle nuit ! » grommela-t-il. «  Voilà des lunes que je n’ai plus dormi aussi profondément ». « L’air de la campagne, sans doute ». Il demanda une aspirine Berthe, son hôte et avala un solide petit déjeuner. Un peu avant 11 heures, il poussa la porte du café «  Au Harnais «, situé au 10 rue de la gare, commanda un café. Quelques jeunes hommes, qui apparemment n’avaient pas fermé l’œil de la nuit, s’agitaient au comptoir. A 11 h 10, Joseph Bontemps poussa à son tour la porte, remarqua de suite le commissaire et se présenta. C’était un homme assez fluet, modestement habillé, des lunettes rondes sur un nez aquilin,  une pipe à la main
- Que prenez-vous ? fit Jules.
- Je vais prendre un café également.
- J’ai rencontré madame Kalbusch, hier soir et elle m’a un peu raconté… Comment vous sentez-vous monsieur Bontemps ?
- Oh ! pas trop mal, Il me semble que cela va mieux mais j’ai encore le sommeil très léger.
- Cela se comprend après ce qui vous est arrivé.
- Ecoutez, commissaire. Je ne tiens pas à ce que la police se mêle à nouveau de ma vie …
Mégray le coupa :
- Vous avez peur, vous êtes même traumatisé et cela se comprend. Mais si vous ne nous aidez pas à démasquer le ou les coupables de votre agression, je crains que ce que vous avez vécu ne se répète et cette fois en pire.
- Je ne peux rien vous dire de plus que ce que j’ai déclaré à la gendarmerie. On exerce sur moi une pression trop forte et je suis prêt à donner tout ce que je possède pour qu’on me laisse enfin tranquille … Mais si vous voulez, allez donc trouver l’échevin Wigny à la commune, Armand Wigny … Sur ce, je vous salue.
Et le peintre sortit aussi vite qu’il était venu. Mégray fut passablement éberlué par cette attitude. « Oufti !  Voilà un pur ardennais ! Tchstou bique ! ».

De retour à l’hôtel, une lettre l’attendait, ainsi libellée :
«  Monsieur Maigray ! Mes confrères et moi-même désirerions vous rencontrer au presbytère. Pourriez-vous venir dîner avec nous ce dimanche soir à partir de 19 heures (après la messe). Bien à vous, signé l’abbé Maréchal »
Voilà qui était cocasse. Notre homme se renseigna de l’heure de la messe du soir. 8h. Comme l’église se trouvait à seulement deux kilomètres, il résolut de marcher jusque là. Voici des lustres qu’il n’avait pas franchi la porte d’une église – même lors d’un de ses enquêtes-. Celle-ci ne transpirait pas l’originalité mais on s’y sentait à l’aise. Il resta assis au fond du saint lieu jusqu’à l’ « ite missa est », puis se dirigea vers le bistrot qu’il avait repéré,  «  Chez Nestor » où plusieurs tables étaient occupées par des clients qui tapaient à nouveau la carte. Le patron – Nestor donc – lui servi le péket demandé (décidément, il y prenait goût). Il sonna ensuite au presbytère où un prêtre vint ouvrir.

-  Je me présente, Jean Boclinville, professeur au petit séminaire de Bastogne.
L’abbé l’introduisit dans une grande salle à manger et présenta d’autres religieux : le curé de la paroisse l’abbé Zéler, le vicaire l’abbé Delhaye, le curé de Limerlé l’abbé Breuskin et, last but not least – comme disent les English – le déjà connu par ouï-dire, abbé Maréchal. Ce dernier ressemblait étrangement au peintre Bontemps : plutôt de petite taille, fluet, sans aucun doute doux de caractère - sauf quand il lui pique une colère- . Tout ce beau monde compagnonnèrent tout au long d’une soirée absolument charmante. Le repas fut on ne peut plus divin : velouté du jardin, pommes dauphines, asperges, champignons et petits légumes, rôti de bœuf à l’ardennaise, dame blanche, vins-fromages- cafés- liqueurs. Peu avant de partir, le curé Zéler entraina  Mégray dans son bureau.
- Vous savez, commissaire, nous sommes tenus par le secret de la confession et des confidences, non pas sur l’oreiller vous penser bien – il éclata de rire puis reprit son sérieux- . Tout ce que nous pouvons vous dire c’est ceci : cherchez l’homonyme ! ».
- En m’adressant par exemple à l’échevin Wigny ?
- Cela me paraît une excellente piste, commissaire.

Cette nuit fut aussi merveilleuse que la précédente et Jules dormit comme un loir.
Nous étions le lundi matin. La  maison communale de la localité de Gouvy ne se trouvait pas sur place mais bien à trois ou quatre kilomètres dans le village de Limerlé qui était d’ailleurs le nom de la commune, réunissant pas moins de 23 villages. Un rendez-vous avait été convenu avec l’échevin sur le coup de midi. Mégray avait réservé un taxi. A 11 heures, il poussa la porte du café «  Au Harnais » espérant y rencontrer le peintre Bontemps car il savait que ce bistrot était en quelques sorte un peu son quartier général. La patronne  lui dit qu’elle n’avait pas encore vu notre homme ce matin.

En sortant, il tomba nez à nez avec un gamin de 7 ans environ, un de ceux qui s’étaient pris dans ses jambes à la sortie du train.
- Tiens qui voilà ! Comment t’appelles-tu ?
- Jean Quat’lapins, m’sieur.
Jules fonça les sourcils :
- Quat’lapins ? C’est ton vrai nom ?
- Non m’sieur. C’est le surnom que l’on me donne à l’école. Mon vrai nom c’est Jean Catin. J’habite ici au magasin d’électricité. Je viens chercher mon vélo.
- Ah bon ! Tu n’aurais pas vu monsieur Bontemps par hasard ?
- Si, je l’ai vu ya cinq minutes qui montait chez l’abbé Maréchal.

Mais il était temps de partir. Mégray entra dans le garage Noël. Un homme en salopette l’accueillit. C’était le patron himself - comme disent les English-, Edgar Noël, qui habitait une adorable maison très hitchcockienne dans l’avenue qui porte le même nom à Gouvy : l’avenue Noël ; sans doute la seule avenue au monde qui n’est pas plantée d’arbres... Ils arrivèrent à midi pile à la maison communale où ils furent accueilli par l’échevin Wigny.
-  J’ai quelque chose pour votre enquête, commissaire. Regardez plutôt.
Un certain Joseph Bontemps s’était installé tout récemment dans un des villages de la commune du nom de Ourthe. Il avait été aux mêmes écoles que son homonyme mais lui était, selon le dire de quelques amateurs d’art de la région, dénué de tout talent. Il était réputé comme un être extrêmement jaloux, voleur et violent.
Apprenant ,d’après une voisine, que Bontemps numéro deux allait rentrer chez lui en fin d’après-midi, Mégray, épaulé par la gendarmerie rendit une visite de courtoisie et trouva, bien exposés dans toute la maison les douze tableaux de Joseph Bontemps, celui de Gouvy.

C.Q.F.D : ce qu’il fallait démontrer. L’homme avoua le vol des tableaux, l’agression sur son ex-collègue et des menaces diverses à son encontre. De même il avoua avoir menacé également l’abbé Maréchal si celui-ci avait un jour l’envie de parler …

Jules passa la soirée en compagnie des deux amis de toujours, l’abbé et le peintre, puis dormit comme un ange une dernière fois à l’hôtel. Le mardi à 9h15, il se présenta à la gare pour prendre le train du retour vers Liège. Il fut escorté par trois amis de toujours : Mariette, Joseph et Emile. Et, quand la locomotive à vapeur siffla le départ, on se fit de grands gestes d’au revoir.


                                                     FIN

                                                                                   Catinus



Notes :
 -  Joseph Bontemps est né en 1906 à Gouvy et est décédé en 1978.
 -  Mariette Kalbusch est née en 1902 et décédée à Gouvy en 1960.
 - L’abbé Emile Maréchal est  né dans une maison de la rue de la gare à Gouvy en 1886.

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