" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 26 août 2014

Jean d'Ormesson : " C'était bien "

  


 Comme il le dit en fin de cet ouvrage, qui date de 2003, Jean d’Ormesson est plutôt satisfait de ne pas l’avoir intitulé «  Adieu «, par exemple. En effet depuis cette date, il en a écrit et publié pas moins de treize autres ; dont : «  Qu’ai-je fait «  et «  Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit «. Espérons qu’il nous en livrera encore d’autres, malgré ses 89 ans.
 Les thèmes, les sujets abordés, vous les connaissez si vous vous intéressez quelques peu à l’homme : l’éloge de la vie, l’univers, l’homme, Dieu, la science, l’art, les livres,  les lieux magnifiques disséminés sur notre planète, l’espérance, le temps, … le tout avec une grande modestie.
Lire du «  Jean d’O «  c’est juste le contraire de perdre son temps. C’est également, pour le coup, une époustouflante bouffée d’oxygène …


Extraits :


-  Il n’est pas tout à fait exclu que l’inutile soit plus nécessaire que l’utile. Au bonheur en tout cas.
-  D’où vient le temps ? Personne ne le sait. Qu’est-ce que c’est ? Nous l’ignorons. Il est là. C’est tout.
(…)
       Le temps s’en va, le temps s’en va, ma dame ;
       Las ! le temps, non, mais nous nous en allons.

(…)
Où est le temps ? Que fabrique-t-il ? Le temps est en nous ou sommes-nous dans le temps ? Que serait le temps s’il n’y avait pas des hommes pour le penser ? Le temps est-il éternel ou a-t-il eu un début comme la matière et l’espace, et aura-t-il une fin ?

-  Stupeur devant la vie dont les chances de surgir – de cette Terre même ou ailleurs – étaient proches de zéro mais qui a surgit tout de même. Stupeur devant nous-mêmes et devant le pouvoir que nous donne la pensée. Si tout sort du hasard et de la nécessité, comment se fait-il que tant de hasards soient allés dans le même sens qui a mené jusqu’à nous ? Tous les savants dans les disciplines les plus diverses sont d’accord sur un point – et peut-être sur un seul : un millimètre de moins, un millimètre de plus,  un degré de plus ou de moins, un milligramme de plus ou de moins, l’écart le plus insignifiant, le décalage le plus mince, la moindre paille dans l’acier de la nécessité, le moindre hasard dans l’autre sens – et l’univers s’écroule.

- J’ai toujours cultivé l’espérance qui est, avec la charité, la plus grande des vertus : elles suffisent, à elles deux, à rendre le monde vivable.

- Existe-t-il seulement, ce Dieu de notre enfance et de nos espérances ? Je ne sais pas. Mais rien d’autre n’existe.

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Une courte interview :

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