" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 23 juillet 2014

Marc Lefrançois : " Histoires insolites des écrivains et de la littérature "



Si vous aimez les vacheries, les méchancetés, les ragots, les extravagances, etc., alors ce livre devrait vous ravir.  Nous y apprenons que les écrivains sont des personnes comme les autres,  comme vous et moi, avec leurs qualités mais aussi leurs défauts et même leurs tares . Marc Lefrançois aurait pu intituler son livre : «  Ces grands malades qui nous écrivent »
 Savoureux ! Ainsi ces extraits :

-  Simenon n’est pas seulement remarquable par sa productivité littéraire. En effet, il avoue avoir effectué un petit calcul et être arrivé à un total de 10.000 femmes, dont 8.000 étaient des prostituées. D’après lui, pour ne pas avoir le sentiment de tromper sa femme…

-  Sentant la mort arriver, Flaubert aurait poussé ce cri de dépit : «  Je vais mourir et cette pute de Bovary va vivre ! « 

-  Le père de Flaubert, qui était un grand chirurgien, déclara un jour : «  Ecrire est une distraction qui n’est pas mauvaise en soi, c’est mieux que d’aller au café ou de perdre son argent au jeu ; mais que faut-il pour écrire ? une plume, de l’encre et du papier, rien de plus ; n’importe qui, s’il est de loisir, peut faire un roman comme M. Hugo ou comme M. de Balzac. La littérature, la poésie, à quoi cela sert-il ? Nul ne l’a jamais su. »

-  Tolstoï avait perdu toutes ses dents suite à une maladie vénérienne contractée dans un bordel de Kazan. Raison pour laquelle il se laissa pousser cette grande barbe de digne patriarche : il voulait masquer sa bouche édentée, témoin de ses errances de jeunesse.

-  Juliette s’aperçut un jour que la phrase de Victor Hugo «  donné aux pauvres » que l’écrivain notait dans ses carnets intimes était un code pour signifier qu’il avait payé une prostituée.

-  On peut aussi regretter le journal que Montherlant tenait depuis son adolescence. Ne tenant pas à ce qu’on connaisse certains pans de sa personnalité et les détails trop intimes de sa vie, il jeta tout dans la Seine.

-  On ne possède pas les premiers écrits de Mishima. La raison en est que son père, qui considérait les écrivains comme des êtres efféminés et inférieurs, s’était acharné à détruire tous les manuscrits de son fils.

- Maupassant reçoit tellement de femmes chez lui que le perroquet qu’il avait adopté les accueillait par un joyeux : «  Bonjour, petite cochonne ! « 

-  Terrorisé dans son enfance par sa sœur, Arthur Adamov devait rampé à ses pieds et lui lécher ses chaussures. Une habitude qu’il gardera plus tard avec les femmes … pour son plus grand plaisir ! On peut également ajouter qu’il épousa une célèbre psychanalyste. On se demande bien pourquoi …

- Pour ne pas être dérangé pendant cette semaine qu’il lui fallait pour écrire un roman, Simenon passait une visite médicale complète, puis la faisait passer aux membres de sa famille. Alors, rassuré sur le fait qu’aucun problème de santé ne viendrait l’interrompre dans son travail, il montait s’enfermer dans sa  pièce de travail et commençait à écrire.

- Dis-moi ce que tu lis, je te dirai ce que tu es. (Mauriac ?)


- L’écrivain ne doit pas être un perfectionniste. Ce qu’il écrit doit sortir d’un coup, spontanément, sans trop réfléchir, instinctivement (+ ou – les propos de Montherlant ( ?)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire