" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 1 juillet 2014

Lambert Grailet : " Première mondiale pour les V-2 sur Paris - Le 8 septembre 1944 à Gouvy en Ardenne belge "



On ne peut pas dire que Gouvy soit entrée dans la mémoire collective de  l’Histoire Mondiale, contrairement à  sa consoeur, Bastogne, par exemple. Quelques événements sont toutefois à marquer d’une croix, toute aussi blanche que glorieuse. Outre la date de ma naissance, (19/06/51),  le 8 septembre 1944 en est une autre, et de taille. C’est le jour où les Allemands ont lancé la première fusée V-2. C’est le sujet de ce livre de Laurent Grailet. Il me permettra, je suppose, d’en proposer les extraits que voici. Note : Les «  Nisen «  dont Mr Grailet parle, sont Louis Nisen, qui était mon parrain, et Marcelle Nisen, ma tantine. Qui sont donc en quelque sorte entrés dans l’Histoire Mondiale. Respect !



Extraits :

-  A moins de 800 mètres du lieu d’où parvenait ce bruit infernal, les deux jeunes Nisen gisaient la face contre terre, non sans quand même risquer un coup d’œil furtif vers le danger qui allait peut-être les anéantir. A quelque distance d’eux, Théophile Claus, qui travaillait dans un champ d’avoine, lançait ses outils au diable et, couché à terre comme s’il allait subir un bombardement, jetait un dernier regard vers Le Beuleu. ( « Le   Beleu », un lieu-dit boisé entre les localités de Gouvy et Sterpigny).


                                             Site du lancement " Le Beuleu "

-  Les témoins diront, cette fois : «  A 11h00, lors d’un second tir, nous l’avons vue s’élever et se diriger vers le sud. «. Septante secondes avaient suffi pour que la machine infernale atteigne la hauteur de 50 kms et pour que, sa combustion d’énergie achevée, elle continue sur sa lancée jusqu’à une altitude alors inimaginable d’environ 100 kms ! (…) S’étant hissé à plus de 90.000 mètres, son moteur dépourvu de toute énergie, l’engin était «  à bout de souffle ». (…) Elle adoptait progressivement une inclinaison de 45 °. Celle-ci était nécessaire pour que le V-2 atteigne la portée de 350 kms, distance à vol d’oiseau entre le bois du Beuleu et l’objectif, c’est-à-dire La Ville Lumière. Un peu moins de cinq minutes après son lancement du Beuleu, le V-2 heurtait le lieu-dit Charentonneau, à Maison-Alfort au sud-est de Paris. (…) Le nombre de personnes tuées était de six et trente-six blessés. (…)




- Noms des 12 témoins , maquisards : N. Spoo, E. Winand, A. Bomboir, M. Wagener, L. Gabriel, M. Nizette, R. Gabriel, J. Brantz, V. André, J. Bomboir, Ch. Molitor, le futur Dr Robert était le photographe.

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