" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 14 avril 2014

Georges Simenon : " La porte "




En 1940, une mine mutile le soldat Bernard Foy : il perd ses deux mains. Pour s’occuper au mieux, et arrondir ses fins de mois, il peint des abat-jours dans un appartement situé au troisième étage, rue de Turenne. Il a épousé Nelly qui travaille dans une passementerie. Nelly, sous la demande d’une collègue, rend régulièrement une courte visite au voisin du premier qui est dessinateur mais lui aussi handicapé. Le malheur, c’est que Bernard est d’une jalousie plus que maladive (si possible). Les neuf dixième de ce roman racontent la vie tourmentée de ce couple. Le huitième et dernier chapitre est saisissant et plus qu’inattendu…

Encore un tout grand Simenon (alors qu’il y en a déjà tant !) Quel talent !


Extraits :

- Je commence à m’apercevoir qu’en vieillissant une femme devient coquette. Il est vrai que c’est le moment où elle en a le plus besoin. Te rends-tu compte que, dans très peu de temps, je serai une vieille femme ?

-  « - Je t’aime, Nelly ! « 
   «  Moi aussi, Bernard … « 
      Cela revenait plus souvent que jadis, comme s’ils essayaient ainsi de faire jaillir une étincelle.

- Chaque jour, nous choisirons un quartier de Paris, comme cela nous arrivait le dimanche quand nous nous sommes installés ici et que tu ne savais jamais, une fois sur les Grands Boulevards, de quel côté était l’Etoile et de quel côté la Bastille … Nous partirons de bonne heure. Nous nous promènerons comme des touristes, en entrant dans les cours, et nous choisirons chaque midi un petit restaurant amusant …

- (Une de leurs promenades favorites dans Paris)

     A partir de la Rue de Turenne, prendre à gauche pour rejoindre les arcades de la Place des Vosges – > puis un square entouré de grilles noires –   le coin de la rue Birague- Traverser la rue Saint-Antoine non loin du cinéma Saint-Paul – la rue du petit Musc – tout de suite après c’est la Seine, le pont de Sully, l’Ile Saint-Louis – ils s’arrêtaient à l’éperon de l’Ile devant la masse assoupie de Notre-Dame – le pont Marie – la rue Saint Paul.

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