" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 10 février 2013

Daniel Charneux : " Comme un roman fleuve "



Ce dernier roman de Daniel Charneux est d’abord une invitation à des promenades dans cette cité, dite «  ardente «  qu’est Liège (Lîdge pour les intimes). A commencer par les ponts, qui constituent la respiration du roman,  ceux-là même qui sont suspendus au dessus de la Meuse, de celui de Fragnée à L’Atlas. Puis, les quais, les rues, les parcs, les bistrots, les ruelles, les odeurs, les sons … les gens. Bref, tout ce qui fait que Liège est Lîdge. Et Daniel Charneux va même dans des détails … croustillants, comme une, ou si pas LA bonne manière de manger des frites-mayo, de boire un «  liégeois « (orangeade + grenadine) ; ou encore l’évocation du mémorable match des la saison footballistique 1960-1961, cette mythique rencontre au sommet Standard versus F.C. Liège.
De belles lignes, de belles pages liégeoises, qui gageons-le, rentreront pour certaines dans des anthologies, pas maintenant mais plus tard, quand nous seront bien vieux, à la chandelle, dévidant et filant …
Mais, en filigrane à cette déclaration d’amour à la ville, à sa ville, vient se greffer une histoire d’amour. Il vous faudra peut-être attendre, deviner quel secret se cache entre François et Sonia. On soupçonne quelque tragédie et, effectivement, elle est de taille. Seconde invitation donc.

Un roman à classer parmi  «  Pédigrée « de Georges Simenon  «  Un gamin d’Outremeuse «  de Jean Jour, certains romans de René Henoumont, …


Extraits :

 -  Rêve que tu rêves, petit, ça vaut mieux que de croire que tu vis.

- (…) l’essentielle différence entre hommes et femmes : elles nous comprennent si bien, songeait François, et nous ne les connaissons jamais ; nous passons notre vie à dessiner une carte d’un pays dont les frontières sans cesse reculent.

-  Et puis chacun, en somme, était le handicapé d’un autre : moins beau, moins fort, moins rapide, moins souple, moins intelligent … cela n’empêchait pas la plupart des humains d’accéder au bonheur.

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