" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 18 février 2012

Jacques Izoard : " Osmose perpétuelle "



Quatre entretiens avec le poète liégeois, Jacques Izoard qui nous parle de poésie, bien entendu, mais aussi de la vie de tous les jours, de ses fascinations et de la ville de Liège (par et pour laquelle il est également fasciné).
Voici quelques extraits de ce petit ouvrage. Merci aux Editions de l’Atelier de l’agneau. A signaler que les œuvres complètes de Jacques Izoard ont été publiées aux Editions de la Différence.

Extraits :

-  (…) Je pense qu’il est difficile d’écrire ou de vivre dans un lieu, sans voir ce lieu, sans le connaître, et c’est pour cela que je peux dire qu’il y a, entre la ville de Liège et mon travail d’écriture une sorte d’osmose perpétuelle. (…) On est imprégné dans l’endroit dans lequel on vit, et cela transparaît à tous moments dans les textes que l’on écrit, dans les textes que l’on produit, qu’on le veuille ou non !
Parfois, c’est tout à fait délibéré ; je me dis que je vais parler clairement de quelque chose de la ville … J’ai écrit ainsi une série de textes où il est surtout question des escaliers de Liège : il y a à Liège, beaucoup d’escaliers amusants, qui vont un peu dans tous les sens, du fait que la ville est entourée de collines ! Il est difficile de faire de longues promenades sans passer fatalement par certains escaliers à Liège. (…)
-  Mon père était instituteur et il n’y avait quasi pas de bibliothèque, sinon de manière un peu quelconque et très peu de livres. Mais, paradoxalement, non, pas paradoxalement, mais d’autre part, si je puis dire, mon père, tous les soirs me racontait des histoires, des contes, etc. Et ça, je dois dire qu’à ce moment-là, donc très jeune déjà, ça a nourri un peu, même beaucoup, mon imaginaire, le fait de ces histoires du soir avant d’aller dormir. (…)
-   Mais dans les écoles où j’ai donné cours pendant très longtemps – beaucoup trop longtemps – pendant quarante ans donc, de 1960 à 2000. Là-bas, évidemment, j’essayais un peu de … pas distiller la poésie, de l’instiller, au goutte à goutte. C’est quelle méthode ça ? La méthode homéopathique, oui. J’essayais une méthode homéopathique pour essayer de sensibiliser les étudiants. C’est pour cela qu’au début de chaque heure, j’avais inventé la notion de poème du jour. Il y a bien le potage du jour, pourquoi pas le poème du jour … Et déjà, ça était intéressant. Parce que les élèves avant le cours de français disaient «  Ah ! Il va lire le poème du jour ! », » Monsieur, n’oubliez pas le poème du jour ! « (…)
-  Rue Haute-Sauvenière ah, oui, les bordures des trottoirs de la rue Haute-Sauvenière sont exceptionnelles, ils sont en porphyre rouge. Quand j’ai des amis, que je monte, que je descends la rue Haute-Sauvenière, je frotte un peu avec de la salive le trottoir parce qu’ils sont souvent sales, alors on voit apparaître le porphyre rouge étoilé, c’est magnifique et il n’y a que dans cette rue-là qu’il ya des bordures en…


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* Interview de Jacques Izoard par Alain Dartevelle :
http://boriseloi.be/n1/izoard.html

* Le texte " Petites merveilles, poings levés " en ligne :

http://www.larevuetoudi.org/fr/story/petites-merveilles-poings-lev%C3%A9s

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