" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 5 janvier 2012

Georges Simenon : " L'homme qui regardait les trains "


Kees Popinga, contremaître dans une entreprise maritime hollandaise, est ruiné … puisque son patron l’est aussi. Il se rend chez Paméla qu’il a toujours voulu connaître de façon plus intime mais la belle se rit de lui … et Kees l’étrangle un peu trop fort. Oups ! Voici notre homme devenu meurtrier. Il quitte famille et pays pour l’aventure, la belle vie, et enfin devenir ce qu’il aurait voulu être s’il n’avait pas été écrasé par le bon vouloir de son entourage. Séjour à Paris où il est recherché comme dangereux assassin. Le hic c’est que Kees Popinga se monte la tête (la presse ne dit-elle pas de lui qu’il est paranoïaque). Il est sur ses gardes, trop, de façon ridicule, pense qu’il est un super dangereux meurtrier alors qu’il ne fait partie que du menu fretin des faits divers de la crime. Il se joue même de la police, de la presse mais en vain : tout le monde se fiche de lui y compris ce client dans un café qui lui dérobe le peu d’argent qu’il lui restait (à lire absolument, c’est trop drôle) …

Tout au long de ce roman, qui finit par être bien triste, on assiste à la longue déchéance de Kees – sujet de prédilection de l’ami Georges - et qui finira dans l’aliénation.

Deux particularités – au moins - de ce roman : d’une part, l’action se déroule durant les fêtes de fin d’année, Noël et nouvel-an. Et si vous lu » Lettre à mon juge «, vous trouverez également plusieurs pages où Popinga tente, si pas de justifier, mais d’expliquer les motivations de son crime.

Autant dire un bon Simenon (je me demande s’il en est de mauvais d’ailleurs …).

Extraits :

- Vous avez des taches de rousseur … C’est amusant …

- « Vous ne trouvez pas qu’il a l’air un peu cinglé ! «

Et un cheminot conclut :

« C’est tous les étrangers la même chose. Rapport à ce que nous ne les comprenons pas … »

- Maintenant je sais que les gâteaux appartiennent à ceux qui se donnent la peine de les prendre.

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