" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 15 juillet 2011

" Le New York de Paul Auster " , Gérard de Cortanze





















Gérard de Cortanze brosse dans cet ouvrage le portrait de l’écrivain américain Paul Auster, né en 1947, et son rapport avec New York.

Des liens intimes se sont liés entre Auster et sa ville et nous sont décrits avec brio dans ses romans, ses essais. Les héros de Paul Auster sont souvent des ratés, des déclassés, des héros perdus, des êtres solitaires. Son style est très pur, simple, direct et il nous parle à travers quelques thèmes forts qui touchent droit au cœur. Des lieux sont largement évoqués dans ce livre : le 6, Varick Street, au sud de Manhattan, qui va jouer un rôle important dans la vie de l’auteur puisque c’est là qu’il va faire ses débuts dans l’écriture, la littérature, à la toute fin des années ’70. Ensuite Central Park, Columbus, l’université de Columbia, Brooklyn. Un chapitre délicieux est consacré au périple d’un de ses héros, Quinn, ( « La Maison de Verre « ) dans Manhattan, à travers les blocks, les rues . Puis aussi une journée avec Paul Auster et son épouse, Siri Hustvedt. Et enfin des articles de la presse écrite consacrés à l’écriture et le style du romancier et une interview.

Extraits :

- « Presque tous les écrivains, poètes ou non, se sentent à l’écart de la vie, de la société. On marche en sens contraire. On est témoin. On regarde les choses. On ne se sent pas totalement concerné par les activités des autres. «

- « J’aime New York, bien que ce ne soit pas à moi dans le sens où les choses vous appartiennent : un arbre, une rue, une maison. Mais quand même quelque chose là m’appartient parce que je lui appartiens. « ( in « Petit déjeuner chez Tiffany « de Truman Capote )

- « Jaillissent des rues de New York une terrible énergie, une charge énorme, une sorte de folie, un chaos permanent qui fatigue et qui inspire. Et chacun peut pénétrer dans cette foule avec son humeur du moment. «

- « Il est plus facile, pour moi, de me concentrer sur les choses, voire de méditer, lorsque je suis en mouvement.(…) On effectue un trajet physique, on avance, pas après pas. Un circuit s’établit et, durant le trajet, des pensées surgissent, accompagnent la marche. «

- Combien de personnages un écrivain fait-il souffrir dans ses livres ?

- « Je crois, malgré tout, que chaque personne est seule, tout le temps. On vit seul. Les autres nous entourent mais on vit seul. Chacun est comme enfermé dans sa tête et pourtant nous ne sommes ce que nous sommes que grâce aux autres. «

- « Vous savez, la chose la plus essentielle à nos vies, c’est l’amour de la mère. Qui n’en a pas eu enfant, sera toute sa vie fragilisé par cette absence. Qui en a été comblé se verra porteur d’une force qui ne pourra jamais lui être enlevée. Sans l’amour d’une mère, il est très difficile pour un enfant de s’intégrer à la vie, d’être entier, d’être capable de faire face à cette vie si difficile. L’amour d’une mère permet de survivre. «

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire