" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 28 juin 2011

Georges Simenon : " La Main "






















On ne peut pas dire que j’ai tué Ray. Pas de mes propres mains, en tout cas , mais en pensées, cela ne fait aucun doute. Ray c’est mon meilleur ami. Je l’admire, il a bien réussi dans la vie ( profession, son épouse Mona, ses conquêtes féminines comme tout récemment Patricia …). Quand on l’a retrouvé mort dans la neige, Mona m’a dit que c’était Ray qui m’admirait. Elle aussi m’admire. Pour le coup je suis tombé à la renverse. Ma femme Isabel, le lendemain du blizzard, est allée ramasser la bonne dizaine de mégots que j’avais laissés près du banc rouge. Ce qui m’a sauvé la mise rapport à l’enquête de la police ( vous savez comment ils sont … ). Je crois qu’elle sait. Elle sait également mon attirance pour Mona. Elle sait toujours tout. Elle m’épie, elle m’agace. Je la hais. Donc : j’ai été le monsieur qui a une maîtresse et qui pourrait divorcer un jour et maintenant le mari qui devient bizarre. Mona est partie avec Falk et moi, je crois, j’ai envie de zigouiller quelqu’un . Moi ? Mon père ? Mona ou Falk ? Isabel ? Vous verrez bien…. Pour cela, lisez cette drôle histoire.

Enorme !

Extraits :

- Isabel ne fait jamais penser à une chambre à coucher. Patricia, elle, évoque toujours en moi l’image d’un lit.

- Il doit en être des catastrophes comme des maladies. On s’imagine que ce sera long à guérir, que la vie ne sera plus la même, puis on s’aperçoit que la routine quotidienne reprend ses droits.

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