" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 17 février 2011

" Dans l'intimité des Ecrivains" de Agathe Colombier-Hochberg




















Lire la part peu –ou moins – connue des écrivains, leurs jardins secrets peut être bien agréable. Ces lignes permettent de désacraliser quelque peu des « monstres sacrés « . L’auteur de cet essai nous livre des lettres, des carnets intimes, des journaux de quelques uns parmi les plus grands, de la période classique à l’époque contemporaine.

Plusieurs thèmes sont évoqués : l’amour, la famille, la maturité, la vieillesse, la religion, la mort,etc. Chacun s’attardera bien entendu sur ses préférences.

Extraits :

- ( Gustave Flaubert ) Tu ne sais donc pas qu’aimer trop, ça porte malheur à tous deux ! C’est comme les enfants qu’on a trop caressés étant petits : ils meurent jeunes. La vie n’est pas faite pour cela ; le bonheur est une monstruosité ; punis sont ceux qui le cherchent.

- ( Jules Renard ) Nos pères ne se jettent pas à notre cou. Ils ne nous étouffent pas dans leurs bras. Ils tiennent à nous par d’invisibles attaches, par de souterraines racines. On les aime bien, et, après leur mort, on les aimera bien. On pensera souvent à eux. On ne se lassera pas d’en parler.

(…) Nos pères sont très intelligents. Moi, j’admire le mien, il est évident qu’il souffre parce que je ne m’intéresse pas aux choses qu’il aime. Nous vivons en ennemis qui ne se font pas de mal, qui ne luttent que pour de toutes petites causes, et qui, s’il le fallait, se jetteraient au feu l’un pour l’autre.

- ( George Sand ) Mais en commençant par une froide recherche et des calculs de probabilité, nous ferons la plus grande des sottises, celle que font tous les gens sensés et habiles, qui est de se marier sans amour pour arriver bientôt à la haine et au désespoir (… ) car le mariage sans amour, ce sont les galères à perpétuité.

- ( Jules Renard ) L’enfant est un petit animal nécessaire. Un chat est plus humain. Non l’enfant qui fait des mots, mais celui qui enfonce ses griffes dans tout ce qu’il rencontre de tendre. La préoccupation du parent est continue, de les lui faire rentrer.

- ( Jules Renard ) Me répéter que la littérature est un sport, que tout y dépend de la méthode, qu’on appelle aujourd’hui l’entrainement. Aucun danger de dépasser les limites.

- ( Jean Giono ) Il faut mourir à trente ans ou mourir au-dessus de quatre-vingt. Il n’y a pas de milieu. Rien n’est plus ridicule que de mourir entre quarante et cinquante ans ou entre cinquante et soixante. Ca n’est pas un chiffre. Ca n’est pas une vie. Ceux qui restent vous en veulent comme si on avait raté un coup qu’on leur avait assuré de réussir.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire