" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 9 janvier 2011

Georges Perec : " Un homme qui dort "

















Ce livre de Georges Perec est l’inverse de son roman « Les Choses ». C’est l’histoire, la narration d’un type insensible, indifférent aux choses , qui se promène à Paris et dans sa chambre et se laisser tomber, couler ; un type qui se replie sur lui-même parce que le monde ne lui parle plus.

On dirait un gars en pleine désillusion, limite dépressif. On pourrait lui reprocher sa passivité mais ce serait désorienter son postulat, ses recherches – pour autant qu’il cherche encore quoi que ce soit - .... A part son voisin, qu’il ne connaît pas mais qu’il devine, aucun être humain à l’horizon …

Donc, dans sa chambre, il prend contact avec son corps et analyse comment il réagit. Toute son anatomie y passe, des cheveux jusqu’aux pieds, point par point. On pourra tout de même s’étonner qu’il n’éprouve aucune sensation dans ce qui est tout de même primordial : son sexe, sa sexualité ( à part « mon sexe est une étuve « , rien de rien. Comprenez que ce n’est pas une critique mais juste une constatation ( jusqu’à nouvel ordre, l’auteur fait ce qu’il veut de son œuvre ). Oups !

Dans son errance à Paris, il « avale « des quantités d’objets, d’images, d’immeubles , …mais également et exclusivement de façon passive.

Cette lecture rend un tantinet mal à l’aise. Comme écrasé, sonné.

Extrait :

- Vie sans surprise. Tu es à l’abri. Tu dors, tu manges, tu marches, tu continues à vivre, comme un rat de laboratoire qu’un chercheur insouciant aurait oublié dans son labyrinthe.

Extrait du fil de Perec :

http://www.dailymotion.com/video/x3svpv_georges-perec-un-homme-qui-dort_shortfilms

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