" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 30 janvier 2011

L'accent liégeois















L’accent liégeois est un des plus typiques de notre pays. Si vous êtes Liégeois pur porc ( pur jus ), l’on vous reconnaîtra partout, en Belgique, en France ou en Navarre, jusqu’au bout du bout du monde. Et, du reste, vous en serez fier, oufti-toua ! Le parler liégeois est directement issu du dialecte wallon et ne compte pas du tout s’en décoller. C’est sa signature, à prendre ou à laisser. Ailleurs ( c'est-à-dire partout en ce bas monde ) on le qualifiera de populaire, de vulgaire, mais sachez que la bave des crapauds n’atteint pas la splendeur des étoiles ( pour votre gouverne, les Liégeois = les Etoiles ).
C’est peut-être à Namur que l’on peut rencontrer le plus de personnes qui auraient, dirait-on, un accent le plus neutre, comprenez ce rapprochant de celui de la France-neutre, elle aussi ( donc pas des Parisiens, ni des Marseillais ).
Ne croyez pas un seul instant que je veuille me retirer du lot. J’ai l’accent de Lidge, mordicus, oui da, peut-être pas à couper au couteau, comme certains, mais il est bien là. Rapport que j’ai vécu quasi 10 années dans la Cité Ardente dans les années ’70 et que durant les 25 ans passés à Gouvy, chaque week-end , chaque dernier mercredi du mois que Dieu, dans son immense monté, m’accordait, j’ai traîné mes savates dans cette ville que j’adore.
Mais tout d’abord, tâchons de décrire à quoi ressemble physiquement un vrai Liégeois type ( du moins à mes yeux ). Ces dames, demoiselles ( Nanèsse ) sont plutôt de petite taille, avec un légère dominante italienne, le cheveu noir de chez noir, geai, une coiffure longue ou mi-longue ; elle sait ce qu’elle veut, est extravertie, à le sourire franc, apprécie le flirt et les commérages.
Le monsieur ( Tchantchès ), lui, est de taille moyenne, bien portant mais pas trop-trop quand même, a le verbe haut, est « grandiveux « ( = un tantinet prétentieux ) , est extraverti également et ne jure que par les « Rouches « , le football club Le Standard ( et malheur à toi si tu ne les aimes pas les Rouches, minga-tî ! ).
Maintenant, attaquons leur accent si particulier.
- Tout d’abord, valet m’fî, on de dit pas Liège, mais Liéchch. Tout comme on ne dit pas Seraing, mais S’rin. Herstal, c’est Hhhersthhhal.
- Je me suis trébuchéeee sur un paaaavé ( pour : je me suis trébuchée sur un pavé ).
- A Noël, j’ai fait du foie gras poilééyyye ( pour : j’ai fais du foie gras poêlé ).
- C’est un vrai sauvach ( pour : sauvage ). Tout comme fromach, ouvrach, …
- Nous arrivons à Liège-Palé ( pour : nous arrivons à Liège-Palais ).
- J’ai touché ma prîîîme ( pour : j’ai touché ma prime ).
- Quelle heure qu’il est ? ( pour : quelle heure est-il ).
- Au cinéma de la Saufnière ( pour : au cinéma de la Sauvenière). Idem, bien sûr, pour le Boulevard de la Saufnière.
- Un Liégeois attend le bus qui arrive au coin de la rue. Il dit : " Le f ' là ! ". Pour : le voilà
- Vive les Rouches ( les Rouges). Idem pour « elle est devenue toute rouche ».
- Elle avait une écharpe avec des paupaus ( pour : elle avait une écharpe avec des pompons).
- Nous étions des dizaines dans cette assemblééyye ( pour assemblée )
- Ben sûr èdon, je travaille dans un u-u-u-usine et à la pausss', je mange une gauf' au suc' de Liéchch ( pour : bien sûr, je travaille dans une usine et à la pause mange une gaufre au sucre de Liège ).
- Comment appelle t-on ce fauve au pelage rayé jaune et blanc? Un Tig ( pour un tigre ).
- En fin d'année, ne pas oublier d'aller acheter des timps à la posss ' ( pour : des timbres à la poste .
* Comme le fait si justement remarquer Paul-Henri Thomsin, il est très difficile , pour un Liègeois, de prononcer, en bon français, un mot qui se termine par deux consonnes + un "e " muet. Exemple : une tab' (pour une table) , une fenétt' (une fenêtre). Impossibb, quoi !
- Bon wékenne ! Pour bon week-end !
- Ce moufment a de l'afnir ( pour ce mouvement à de l'avenir )
- Main-nan, j'habite à Griffgnéé ( pour maintenant j'habite à Grivegnée )
- As-tu t'la monèye ? ( pour : as-tu de la monnaie ? )
- Rue t'la Régence ( pour rue de la Régence )
>>>>>>>>>>>>> à suivre …
Et pour vous espliquer un peu comme on parle à Lîdge, hé ben, voici un bonus " Tchantchès d'Outremeuse :
Et ici : l'accent de Liège et le brabançon :
Et si vous désirez des courts intensifs en immersion totale, c'est par ici :

vendredi 28 janvier 2011

Jean Teulé : " Je, François Villon "



















ATTENTION ! POUR PUBLIC AVERTI !

Oyé-oyé, braves gens ! Esgourdez l’histoire dantesque de François de Montcorbier, dit François Villon, dit « couille de papillon ». Il fut , voici belle lurette, le premier rossignol de la France. Et plus d’un l’ont déclaré le tout premier grand poète français.

Jean Teulé avait déjà commencé son voyage en poésie avec Rimbaud et Verlaine. Le voici, cette fois, avec notre « Rossignol « . Drôle d’apôtre que ce François. Orphelin, élevé par Maîstre Guillaume, chanoine, son tuteur, il devint ecclésiastique, érudit et lettré. Mais pas pour longtemps car ce qui l’intéresse c’est la vie ès truanderie. Il connaît tout : les vols, les crimes, les viols, … et excelle dans la poésie qui chante cette vie maudite, de scélérat, de misère, de souffrances, dans un moyen-âge qui ne semble qu’effroi, au milieu d’autres larrons en makellerie et ribaudes.

Un récit romancé, soit, mais Jean Teulé s’est très largement inspiré d’essais sur notre poète, d’ouvrages historiques. Il ne nous épargne rien et, souvent, il faut bien s’accrocher quand on lit certaines lignes épouvantablement crues : celles d’hommes bouillis vifs dans une grande cuve, d’être humains transformés en pâté, des séances de tortures,.... Une époque où l’on marquait au fer rouge, sur le front, les prostituées ; les oreilles coupées pour les voleurs ( une, puis deux, puis …), les yeux crevés pour les « voleurs vivant de mendicité « , … « Priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! « . L’on retrouvera, dans ce récit d’épouvante, les poèmes de Villon, en ancien françois, avec traduction plus compréhensible.

Extraits :

- « J’ai choisi maistre François pour mère nourricière « Arthur Rimbaud.

- J’IDOLÂTRE François Villon, Mais être lui, comment donc faire ? « Paul Verlaine.

- ( à propos d’Isabelle , une recluse ) Il finit d’élever une maçonnerie derrière mon amour qu’il enferme dans un petit réduit où elle ne pourra que se tenir debout ou s’asseoir sur un banc de pierre, jamais se coucher, jusqu’à la fin de ses jours. ( …) Des passants charitables déposeront de la nourriture entre les barreaux des ouvertures, glisseront des couvertures en hiver . Certaines résistent longtemps. Regarde là, Jeanne la Verrière, quarante ans qu’elle est dans sa loge.( …) Rares sont ceux qui tiennent aussi longtemps. Passé les premières années, elles meurent presque toutes de folie là-dedans.

- L’abbesse explique à a jeune fille : tu feras partie d’un convoi de nonnes chargé de suivre les gens en pèlerinage pour Compostelle. Ton rôle sera de satisfaire leurs désirs charnels. (… ) Ils verseront pour cela de l’argent qui servira à la communauté de sœurs ribaudes. Tu seras putain de Dieu !

- Eberlué, (parlant à Villon ) le duc d’Anjou essaie de comprendre

* Quels dont vos autres thèmes ?

*( Villon ) Presque tous mes vers tournent sur moi, sur ma vie, mes malheurs, mes vices. Je trouve mon inspiration dans les bas lieux, dans les amours de coin de rue.

* Pourquoi ne racontez-vous pas un quatrain par exemple, un peu de neige sur une branche ?

* Ce n’est pas le scintillement de la neige sur la branche que je vois l’hiver mais les engelures aux pieds.

* Décrivez la rivière de Maine, la forêt là-bas.

* Je ne suis pas champêtre, pas paysagiste du tout ! Mon seul arbre est la potence. ( …) Il n’est de paysage que la ville, le cimetière est ma campagne, mes couchers de soleil sont les rixes dans rue. Je sors de la poésie bel esprit.

- On a mis huit nourrissons vivants à rôtir au-dessus de braises. A cet âge là, on dirait des agneaux de lait.

- Je suis devenu courbé et bossu, j’entends très mal, ma vie décline, je perds mes cheveux sur le dessus. Chacune de mes narines coule, j’ai des douleurs dans la poitrine, je sens mes membres tout tremblants. Je suis impatient à parler. Mes dents sont jaunes et puantes comme des fosses d’aisance. Mon corps est devenu froid et sec. C’est la fin du mirage. Je rentre à Paris en cet automne 1461. Au bout de ma course, épuisé, je suis si las que c’est pitié.

- Louis XI, roi de France à Villon : Nous travaillons en même temps, moi à l’œuvre d’unité de la nation et toi à l’œuvre d’unité de notre langue. Je serai haï comme homme et admiré comme ouvrier de l’unité nationale. Toi, tu es méprisable par tes mœurs et admirable comme ouvrier de l’unité de notre langue. Nous sommes tous les deux sales, crapuleux, au chapeau gras.

- Folles amours font les gens bestes :

Salomon en ydolatria,

Samson en perdit ses lunectes.

Bien eureux est qui rien n’y a …

- Allez, ma lettre, faites un saut et,

Quoique vous n’ayez ni pieds ni langue,

Exposez en votre harangue

Que le manque d’argent m’accable.

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Et pour terminer

« Frères Humains « merveilleusement interprété par Léo Ferré :

http://www.youtube.com/watch?v=6ujFLoOghOM&feature=related

mercredi 26 janvier 2011

Statistiques de mon blog



statistique de ce jour ( cliquez pour mieux voir )


J’ai ouvert ce blog il y a tout juste deux ans .

Pourquoi créer un blog ? Pour me raconter, certainement ( j’adore faire mon malin ) mais également, c’est une façon très efficace de stocker un tas d’informations qui m’intéressent. La « critique « de mes lectures, par exemple ( pour rester nombriliste )

Depuis peu, le serveur ( google ) offre la possibilité de consulter des statistiques et là, pour le coup, je suis ahuri ( j’ai déjà une tête à l’être me direz vous … ). Chaque mois, je propose à une petite dizaine de personnes qui me sont chères de prendre connaissance des derniers messages. Merci à vous de me lire et de me le faire savoir, cela fait toujours plaisir. Lors donc, je soupçonnais que j’étais, si pas lu , tout au moins visité par des ami(e)s. Mais quel ne fut pas mon étonnement de constater que mon blog était visité par des centaines, des milliers de personnes.

Quelques chiffres : de mai 2010 à janvier 2011, 13.935 pages ont été vues ( ce qui, je le répète, ne veut pas dire lues). En décembre 2010 : 2376. Aujourd’hui 143.

Je peux même voir les messages qui ont été les plus consultés, les sources ( directement le blog ou le moteur de recherche comme google ), les visites en temps quasi réel, etc..

Bref, mon égo est surbooké ! Oufti !






statistiques du mois





mardi 25 janvier 2011

" Lettres de Belgique " de Michelet, Gauthier, Nerval, Dumas, Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Huysmans, Vallès, Mallarmé, Verlaine, Mirbeau




















Au 19 ème siècle, de très nombreux français viennent visiter la Belgique. C’est un tout nouveau pays, il y a peu faisant encore partie de la France. On y parle le français, il n’est pas trop éloigné, on peut le visiter via le train. Dépaysement garanti ! Puis « la Belgique suscite chez les Français le goût immodéré de la comparaison ; les églises plus badigeonnées, la Senne au lieu de la Seine, le temps plus cru et l’herbe plus drue, les femmes plus blondes, les draps plus petits et la bière inférieure au vin « ( Nicole Savy ).

Y viennent également des écrivains qui racontent notre pays. En bien et/ou en mal.

Jules Michelet, Théophile Gauthier, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas qui fuit ses créanciers, Victor Hugo, exilé en Belgique pour motifs politiques, Charles Baudelaire, qui se fuit lui-même en croyant fuir Paris, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine qui fuient tous deux la France, la famille et l’ordre moral, Jules Vallès, Joris-Karl Huysmans, Stéphane Mallarmé, Octave Mirbeau.

Ce petit ouvrage, recueil de textes de ces écrivains, constitue un merveilleux guide de voyage ( encore d’actualité, pour une partie ). Des anecdotes croustillantes, de l’exagération, de la méchanceté, de la poésie, des éloges, de l’admiration, de la description méthodique, bref, de beaux miroirs même s’ils sont parfois déformés. Le récit de Gérard de Nerval, par exemple, est des plus réussis.

Un véritable délice ! Qu’il convient de posséder dans sa bibliothèque ou à portée de main. Je l’ai emprunté aux « Chiroux « mais vais le commander chez mon libraire.

Tout y est bon, rien à jeter

Extraits :

Jules Michelet

- La Flandre est une Lombardie prosaïque, à qui il manque le soleil et la vigne.

- La Belgique est une Lombardie, dont Anvers est la Venise, Bruxelles, Milan, Liège Gênes

Gérard de Nerval

- ( à propos des coteaux de la citadelle à Liège )

Et bien ! du rempart où j’étais tout à l’heure, ce qui présente l’aspect d’un simple coteau, il faut descendre encore par une foule de sentiers obliques, pour arriver par une porte masquée dans l’intérieur de la place, enfoncée dans la montagne comme la gorge du Vésuve.

- Les habitants de cette bonne cité ne peuvent pardonner à Dumas d’avoir prétendu qu’on ne peut y trouver à dîner qu’à une certaine heure du milieu de la journée, où ces peuples ont l’habitude de prendre leur nourriture ; secondement, que le pain y est inconnu, et qu’on n’y mange que du gâteau et du pain d’épice ; ensuite, que les Wallons, habitants de la province de Liège, ne peuvent souffrir leurs compatriotes les Brabançons ; enfin, que les draps de lit sont étroits comme des serviettes, les couvertures à l’avenant, et qu’un Français ne peut demeurer couvert dix minutes dans ces lits liégeois.

Alexandre Dumas

- Après les pigeons, la grande passion des Belges est le combat de coqs. Les combats de coqs défendus en Belgique, comme tout est défendu dans ce bienheureux pays, où l’on peut tout faire, pourvu qu’on n’en demande pas la permission.

Victor Hugo

- ( A Anvers ). Je suis monté sur le clocher, six cents seize marches, quatre cent soixante-deux pieds, la plus haute flèche du monde après Strasbourg. C’est tout à la fois un édifice gigantesque et un bijou miraculeux. Un Titan pourrait y habiter, une femme voudrait l’avoir à son cou.

- Le badigeonnage belge a trois nuances, le gris, le jaune et le blanc. Il est tricolore, comme il convient à un Etat constitutionnel. Le blanc s’applique aux églises, le gris aux hôtels de veille, le jaune aux maisons de campagne et aux édifices de fantaisie om le Belge vient folâtrer le dimanche.

- Mais la vieille cité de saint Hubert, jadis église et forteresse, commune ecclésiastique et militaire, ne prie plus et ne se bat plus ; elle vend et achète. C’est maintenant une grosse ruche industrielle. Liège s’est transformé en un riche centre commercial. La vallée de la Meuse lui met un bras en France et l’autre en Hollande, et, grâce à ces deux bras, sans cesse, elle prend de l’une et reçoit de l’autre. Tout s’efface dans cette ville, jusqu’à son étymologique. L’antique ruisseau Legia s’appelle maintenant le Ri-de-Coq-Fontaine.

Charles Baudelaire

- ( Bruxelles ) Le pavé irrégulier, la fragilité et la sonorité des maisons, l’étroitesse des rues : l’accent sauvage et immodéré du peuple. Peu de trottoirs. Pas de vie dans la rue. Tristesse d’une ville sans fleuve. Pas d’étalages aux boutiques. ( … ) Le visage belge ou plutôt bruxellois, blafard ou vineux, bizarre construction des mâchoires, stupidité menaçante. La démarche des Belges, folle et lourde. Ils marchent en regardant derrière eux, et se cognent sans cesse.

Paul Verlaine

- Liège, elle, n’a pas changé. Du reste, pourquoi l’aurait-elle fait ? N’a-t-elle pas toujours, outre ses monuments, son palais de justice et ses si curieux cloîtres, ses bords admirables de Meuse, et son mont-de-piété, qui vaut le voyage ? C’est peut-être, en plein pays wallon, l’échantillon le plus flamand de toute la contre, y compris Amsterdam lui-même.

lundi 24 janvier 2011

En vidéos. Léo Ferré chante Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Villon, Rutebeuf, ...













( Pour la petite histoire ) : Au collège, nous avions, comme prof, en poésie, un certain Robert Félix. Prêtre de son état, petit, d’une nervosité féroce et véloce. Il ne vivait ,semble-t-il, que pour la poésie, était fou de Rimbaud. Aimer Rimbaud, Baudelaire dans un collège ultra-catho dans les années ‘ 60, cela ne pardonnait pas… Je crois qu’il s’est flingué …
Hommage lui soit rendu car il est bien le rarissime prof dont j’ai gardé un souvenir plus ou moins agréable. Et il a éveillé , chez certains de ses potaches, le goût de la lecture. Ce qui n’est pas rien.
- « Chanson d’automne « de Paul Verlaine. Les sanglots longs, les violons , très jazzy :
«- « Ma Bohème « de Arthur Rimbaud, « je m’en allais les poings dans mes poches crevées, mon paletot aussi devenait idéal, j’allais sous ton ciel, Muse, et j’étais ton féal … »
« Les chercheuses de poux « , promènent leurs doigts fins terribles et charmants :
« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans « et qu’on a des tilleuls verts sous la promenade :
« Je vous vois encore « Paul Verlaine :
« L’étranger « de Charles Baudelaire, j’aime les merveilleux nuages qui passent, là-bas :
« Frères humains « de François Villon, priez Dieu que tous nous veuille absoudre :
« Pauvre Rutebeuf « , que sont nos amis devenus ?

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Une heure avec Léo :

* " La vie d'artiste " :


* " Richard " :




dimanche 23 janvier 2011

Diviser la Belgique ? Pas en notre nom.



























































































Ouais, madame ! J’y étais à cette manifestation de ce dimanche 23 janvier. T’aurais dit une très sympathique promenade dominicale en compagnie de Belges de tous âges, de tous bords, francophones et néerlandophones confondus. C’était très bieau !

Et puis j’avais une chance sur 39 000 de tomber sur quelqu’un que je connais. Et paf, sous les arcades du Cinquantenaire, voilà tî pas ma sœur Rose et son chien Dior. Oufti !

Oui, j’attends comme tout le monde un gouvernement !

Oui, je suis contre le séparatisme !

Voilà, c’est tout.

vendredi 21 janvier 2011

Georges Simenon : " Vent du nord, vent du sud "








Du 13 novembre 1974 au 3 avril 1975

Encore une « dictée magnétique « de Simenon ( il enregistre tout ce qui lui passe par la tête sur un enregistreur à cassette ). Cette fois encore, il parle de ses enfants, imagine leur avenir ; de l’actualité de l’époque, de son intérêt pour les animaux, les oiseaux, les fleurs ; de ses petits ennuis de santé ; de son humilité et celle des autres qu’il réclame ou souhaiterait ; et encore et toujours de la tendresse qui s’est installée entre lui et Teresa, sa compagne, …

Une lecture extrêmement agréable et intéressante de bout en bout. 5 Etoiles !

Extraits :

- Les hommes, en général, ont un avantage sur les femmes. Ils oublient facilement les moments pénibles de leur existence pour ne se souvenir que des évènements heureux. La plupart des femmes, au contraire ( je dis la plupart car, bien entendu je ne les connais pas toutes ), ont tendance à garder, inscrites profondément en elles, la mémoire des heures sombres.

- Je continue à croire que nos moindres bobos, un gros orage, une pluie battante ou un ouragan peuvent influencer fortement notre comportement. Ce n’est pas ma grippette qui me fait parler ainsi. C’est une conviction profonde qui m’habite depuis que j’ai commencé à penser, c’est-à-dire depuis plus d’une soixantaine d’années.


jeudi 20 janvier 2011

Hommage à Geneviève Trembloy

































Dernier adieu à Geneviève Trembloy dont le décès effroyable à tétanisé tout un village, toute la commune de Gouvy ...

Nous ne t'oublierons pas, Gene !

Et rien que pour toi :

lundi 17 janvier 2011

Bill Bryson : " American Rigolos "









Bill Bryson est né en 1951 dans l’Iowa, Usa. Il a écrit – entre autres – des livres humoristiques sur ses voyages. Il a vécu et vit encore avec sa famille entre les Usa et l’Angleterre et ,semble t-il, passe une bonne partie de sa vie dans les avions et les aéroports. Dans « American Rigolos « , il décrit les petits travers des Américains, des gravos, des drôles, des ahurissants. Mais quel peuple n’a pas ses travers ? Une lecture bien agréable, rigolote à souhait, et parfois digne des plus grands, je veux dire plus connus, tel Woody Allen. Tout y est répertorié, analysé avec drôlerie : l’administration, les supermarchés, la publicité , les us et coutumes, les séries télé, l’informatique, le jardinage, les avions, …

Extraits :

- Je voyageais récemment à bord d’un avion de la Continental Airlines ( proposition de slogans publicitaire : « pas tout à fait la pire ! « .

- Toutes les serveuses américaines des Etats-Unis prient leurs clients de passer une bonne journée.

- Un bon conseil : ne plaisantez jamais avec l’autorité en Amérique, et, lorsque vous remplirez votre carte de débarquement, à la question : « Avez-vous jamais été membre du parti communiste ou pratiqué l’ironie ? « cochez bien la case NON.

- Sur la Sixième Avenue à New York, il y a un panneau électronique financé par un sponsor anonyme. Il s’intitule « l’horloge de la dette nationale « . La dernière fois que j’y étais ( en 1998 ? ), l’horloge indiquait une dette nationale de 4 533 603 804 000 dollars, soit 4 500 milliards de dollars, et ce chiffre augmentait de 10 000 dollars par seconde. Mais 4 500 milliards de dollars qu’est-ce que cela signifie ? Et bien essayons seulement avec 1 000 milliards. Imaginez que l’on vous enferme dans une chambre forte avec la totalité de la dette nationale des Etats-Unis et que l’on vous dise que vous pourrez garder tous les billets d’un dollar sur lequel vous aurez inscrit vos initiales. Admettons que ce geste vous prenne une seconde et que vous ayez la possibilité de travailler sans vous arrêter. Combien de temps pensez-vous mettre pour arriver à compter 1 000 milliards de dollars ? Allez, faites-moi plaisir, devinez ! Douze semaines ? Cinq ans ?

Si vous paraphez un dollar par seconde vous gagnerez 1 000 dollars toutes les 17 minutes. Après avoir travaillé douze jours non-stop, vous aurez votre premier million de dollars. A ce rythme, il vous faudra 120 jours pour accumuler 10 millions et 1 200 jours – plus de trois ans – pour arriver à 100 millions. Au bout de 31,7 années, vous serez devenu milliardaire et dans presque mille ans vos aurez une fortune comparable à celle de Bill Gates. Mais il vous faudra patienter encore 31 709,8 années avant d’atteindre votre premier millier de milliards de dollars, et alors vous ne serez qu’au quart de la pile d’argent représentant la dette nationale américaine.

Post scriptum de TAILLE : en 2011, la dette nationale des Etats-Unis n'est évidemment plus de 4 500 milliards de dollars vu qu'elle s’élevait à 12 500 milliards de dollars en mars 2010

Horloge de la dette publique mondiale ici :

http://buttonwood.economist.com/content/gdc

Help !

Au secours !

jeudi 13 janvier 2011

... et les slips kangourous




Père et fils




slip kangourou ligné




                                           le nouveau vol d'icare



































                                                  vintage






















                                                 fundoshi