" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 18 décembre 2010

Georges Simenon : " Trois Chambres à Manhattan "
















François Combe, ex-idole des scènes parisiennes, et Kay, bourgeoise autrichienne, ont échoué sur l’île de Manhattan, comme deux êtres un peu paumés. Un nuit, ils se rencontrent dans le quartier Greenwich-Village et … sympathisent. Ils marchent, traversent la Grosse Pomme, du sud au nord, d’est en ouest. Atterrissent dans un hôtel, font l’amour. Boivent des cocktails « Manhattan « , discutent, papotent et tentent de rattraper leur passé pour déclencher une nouvelle « arrivée « . Oui, ils s’aiment bien, ces deux là et nous ne pouvons leur souhaiter que du bonheur.

Cela dit, c’est bien le seul des ( trop peu nombreux, à ce jour ) romans de l’ami Georges que j’ai lus et que j’ai relativement peu appréciés. En effet, ce qui est particulier, chez cet auteur de génie, c’est le glauque, le sordide, l’immoralité, le grain de sable qui fait que tout s’emballe, se déchaîne, telle une machine infernale, cette longue descente vers l’abîme.

Extraits :

- Cela sentait la foire, la lassitude populaire, les nuits où l’on traîne sans pouvoir se décider à se coucher et cela sent New York aussi par son laisser-aller brutal et tranquille.

- Et il avait parlé de Kay. Il avait dit qu’il était venu seul à New York, et que c’était la solitude qui lui avait fait comprendre la valeur inestimable d’un contact humain.

- Quand une femme répond à une question par une autre question, c’est qu’elle va mentir.

- Elle marchait, comme Kay, devant lui, avec cet orgueil instinctif d’une femme qu’un homme suit.


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