" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 4 novembre 2010

Dominque Noguez : " Vingt choses qui nous rendent la vie infernale "















Nous avons tous dans notre vie des moments où infernaux. Certains peuvent être quotidiens – le bruit, les embouteillages, les voisins, plus pire encore le boulot ou les collègues de travail , … - ou les occasionnels , les grèves, les taxis, les voiles et les turbans, … - Dominique Noguez nous en dressent vingt de ces petites choses qui nous empestent la vie ; mais elles peuvent être trente six ou plus , si vous n’êtes pas vernis. En tant qu’écrivain, il s’intéresse également aux aspects de la vie littéraire – être écrivain : un métier à risque, plagiats honteux, la langue utilisée, le style, … -. Quelques points communs, semble t-il, à tous ces fléaux : le sans-gêne, la voracité, l’outrecuidance, l’inconséquence, l’irresponsabilité.

Chacun y retrouvera son compte, le tout avec humour et souvent de façon assez délirante.

Extraits :

- Le syndrome du bourreau-victime. Ce syndrome peut se résumer ainsi : plus on fait de tort à quelqu’un et plus on lui en veut. Je l’explique comme suit : 1) on fait une crasse à quelqu’un en toute méchanceté ; 2) on en a un peu honte ; 3) on se dit que la victime vous en voudra et on évite le plus possible de la croiser : 4) cette victime devient du coup synonyme de danger, de personne à fuir ; 5) comme généralement, ce sont le être malfaisants qu’on fuit, on finit par se persuader que cette personne est malfaisante ; 6) comme on réprouve le mal et les malfaisants, on ostracise ( bannit, exclut ) cette personne en toute bonne conscience. On pourra même la soupçonner de vous vouloir du mal. Et ainsi le tour est joué : le persécuté est considéré comme le persécuteur, le persécuteur se croit persécuté.

- Contre la gabegie de Noël. Vous vous mettez d’accord avec les membres de votre famille ou le groupe d’amis en compagnie de qui vous vous apprêtez, comme chaque année à réveillonner. ( cela suppose, bien sûr, une famille qui ne rebutent pas les innovations ; et les amis larges d’esprit ; bref de belles personnes ). Et la somme moyenne que chacun réserve en pareille occasion à l’achat des cadeaux pour les autres, vous décidez qu’il la consacrera cette année … à se faire un cadeau à lui-même.

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