" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 15 octobre 2010

Tigy Simenon : " Souvenirs "
















Elle se prénomme Régine. Georges Simenon la surnomme Tigy. Voici ses cahiers, ou plutôt son journal intime de 1924 à 1965. Pas question pour elle, artiste peintre, de faire de la haute littérature, juste nous présenter simplement quelques grands traits de leur vie commune. Tigy fut la première épouse de l’écrivain. A grands traits donc, voici leur vie très mouvementée en compagnie de l’indispensable Boule, la servante, qui comme le terme le signifie est présente à tous les instants afin de faciliter une vie de saltimbanques, d’aventuriers et puis de bourgeois.

Des hôtels de bas de gamme, à leurs épopées à bord du bateau « L’Ostrogoth « sur les canaux de France, de Belgique, de Hollande, d’Allemagne, des pays baltes. Les romans de Simenon se vendent comme des petits pains, l’argent rentre au fur et à mesure et ils voyagent beaucoup, un peu partout : en France, en Italie, sur le pourtour méditerranéen, en Afrique, en Europe centrale ; la Turquie, l’Australie, la nouvelle Zélande, Tahiti, New York, le Canada, l’Amérique du Sud, etc… Ils possèdent des maisons, en France, ont des quantités de chiens, élèvent des vaches, cochons, couvées, canards, lapins, deux louveteaux qui deviennent loups, etc…

Un enfant naît, Marc qui passera ses premières années au Canada, aux Etats-Unis puis en France.

Une vie d’une folle époque à en attraper le tournis.

Extraits ( tirés de leur contexte, soit, mais pas tant que cela ..) :

- Il ( Simenon ) a voulu aussi emmener un couple d’enfants noirs. Il aimerait tant avoir un esclave pour lui bourrer et nettoyer ses pipes. Il retarde. Nous ne sommes plus à une époque où on réussit un coup pareil ( il a bien dû s’en rendre compte ).

- Avec le Georges qui rue toujours dans les brancards ou qui veut toujours se mêler de tout, il n’y a pas de traversée sans histoire.

- ( les Simenon font confiance à un escroc belge durant la guerre 40-45 un certain M. Honorez à qui ils demandent de gérer leur fortune ) … Le plus comique, c’est que nous lui avons confié quelques deux cents pièces d’or et quatre cent mille francs de bons de la Défense Nationale, voiture et divers. Déficit : quatre millions, que nous ne reverrons jamais.

- Parfois, il déferle comme un ouragan. Oh, je voudrais bien pouvoir placer un mot. Mais c’est impossible. Il fait les questions et les réponses.

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