" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 12 juillet 2009

Mon cinéma à môa


Alzheimer frappant tout doucement à ma porte, il serait bon de dresser une liste des films que j’ai vus à Lîdge durant ces deux nouvelles années. Mioum ! Nous oublierons ceux qui sont entrés et sortis quasi immédiatement. (C’est que je n’ai pas que cela à faire, attends-toua ! )

Hors classement : « Berlin « de Julian Schnabel avec Lou Reed.

En juin et juillet 2007. Je l’ai vu 6 fois : deux fois avec ma pote Daneke, deux fois avec mon amie liégeoise, Marie, et deux fois en solo.

Ce fut un choc inouï. L’album » Berlin « m’était archi connu vu que dans les années liégeoises et septantes, je l’écoutais en boucle. J’ai rarement été aussi ému de voir un film et même un concert. Mon cœur battait à 250 à l’heure, suais à grosses gouttes et si je n’avais pas été assis, je serais tombé dans les vaps. A sa sortie en dvd, je me le suis offert illico-presto.

Les reprises :

- « Roma « de Frederico Fellini que j’ai vu mille et mille fois , toujours avec un bonheur égalé. La première fois en compagnie de Jacques Robert en 1971, si je ne m’abuse. Une œuvre magistrale, sans doute la number One dans mon cœur de beurre. Rome vue par les yeux de Fellini ne saurait être que de la belle ouvrage …

- « Mort à Venise « de Luchino Visconti. Un amour interdit d’un vieillard pour un adolescent. Faut s’accrocher et l’on touche au sublime, là ! Et on l’aura assez dit : avec la musique de Mahler, on reste ébahi …

Les p’tits nouveaux :

- « Entre les Murs « de

Vus deux fois ( tous ceux qui sont mentionnés ici, en compagnie de Marie ). Film de fiction et d’approche « documentaire « sur l’enseignement dans une école un peu « difficile « , en France. Le ton et le jeu des acteurs y sont admirablement bien rendus. Proficiat ! Vous n’avez pas volé votre prix - machin-chouette- .

- « Séraphine « de Martin Provost

Ne suis pas un admirateur inconditionnel de Yolande Moreau mais là , quand elle incarne une artiste peintre « naïve « , je fus délicieusement conquis par cette vie et cette époque si désuètes. On en redemande !

- « Still Walking « de Kore-Eda

Je suis tombé sous le charme de cet excellent film jap^onais ( enfin un ! ). Il ne faut en aucun cas s’attendre à des rebondissements prodigieux, des effets de manche, de la philo à la noix, ni à des coups de feux. En première partie, juste se laisser envahir par la vie quotidienne d’une famille japonaise comme tant d’autres, puis des attitudes, des répliques, de non-dits vous gagnent. Des images, des plans séduisants également. Il faut souligner que je ne pense, en gros, qu’à la « culture « , l’attitude nippone, total dès qu’on me propose par des lectures, des romans, des photos,… de ce pays que j’idéalise au-delà de toutes mesures, je rentre quasiment en transe ( taqua voir ! ). Nous irons le revoir samedi, en gommant quelque peu notre attention sur les dialogues pour nous concentrer sur cette imagerie, cette mouvance si séduisante.

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