" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 16 juillet 2009

Junichirô Tanizaki : " Eloge de l'ombre "


Un livre que l’on peut qualifier de très pointu . Non pas pour le style d’écriture ou du phrasé contenant une quantité de termes qui nécessiterait une connaissance ou obligerait d’avoir un gros dictionnaire ouvert à portée de main. J’ai à peu près tout compris ( remarquez le fait, s’il vous plaît bien ! ). Mais dans le sujet abordé. Oui, un seul : l’ombre confronté à la lumière ( d’où le titre de l’ouvrage, ben tiens donc ). Comment et pourquoi les Japonais savent apprécier ce qui paraîtra , en occident, comme un détail, du sans importance-vraiment, insignifiant en un fait absolument primordial pour comprendre ce peuple bien étrange ? Dans ses us et coutumes. De l’ombre partout recherché – et en occident de l’ombre partout traqué – dans l’habitat, la cuisine, la beauté de leurs femmes femmes, la peau, la nature, …
Soulignons cependant que le livre à été écrit dans les années '30 et que certaines choses ont bien changées depuis ( nostalgie quand tu nous tiens ! )
Perso, le but est atteint car je tente, depuis la lecture de cet ouvrage, de considérer sous un autre angle ce qui m’entoure. ( Bon , je sais : je suis terrrriblement influençable, et alors ? ). Il me faudra le reprendre plus tard et en recommencer la lecture.
Deux extraits :
- Ce qui explique qu’on ait, à l’aphorisme : « le raffinement est chose froide « , pu ajouter « … et un peu sale « . Quoi qu’il en soit, il est indéniable que dans le bon goût dont nous nous targuons, il entre des éléments d’une propreté douteuse et d’une hygiène discutable. Contrairement aux Occidentaux qui s’efforcent d’éliminer radicalement tout ce qui ressemble à une souillure, les Extrêmes-Orientaux la conservent précieusement et telle quelle, pour en faire un ingrédient du beau. C’est une défaite, me direz-vous et je vous l’accorde, mais il n’en est pas moins vrai que nous aimons les couleurs et le lustre d’un objet souillé par la crasse, la suie ou les intempéries, ou qui paraît l’être, et que vivre dans un bâtiment ou parmi des ustensiles qui possèdent cette qualité-là, curieusement nous apaise le cœur et nous calme les nerfs .
- La cuisine japonaise, a-t-on pu dire, n’est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde ; dans un cas comme celui-là, je serais tenté de dire : qui se regarde, et mieux encore, qui se médite !

--------------------

Pour la petite histoire, Amélie Nothomb considère ce livre comme un des plus beaux écrits à propos du Japon. Il est un de ses coups de ses coups de coeur, à lire et à relire donc.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire