" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 4 juillet 2009

Amorce de psychanalyse !


Pourquoi ne pas faire une sorte de bilan de ma vie ? Pas ce que j’en ai foutu, point par point, mes réussites, mes innombrables échecs, ce qui serait assez ennuyeux et sans grand intérêt vraiment ; non, plutôt d’une manière plus globale.

Partir de la question : comment j’entrevoyais mon avenir quand j’avais 20 ans .

Difficile à vrai dire car je n’en ai nulle trace écrite, c’est malin. Essayons tout de même.

Un des points les plus importants était certainement : comment me réaliser, même en idéal, à défaut de mieux.

Mon adolescence s’étant passée de manière plus que catastrophique au collège Saint-Roch à Ferrières ( je ne m’étendrai pas davantage ici, du moins dans cet article ), j’aspirais à quelque chose d’assez … prétentieux et/ ou grotesque, mais j’y croyais dur comme faire, à certains moments.

Il faut que je souligne une particularité, une obsession qui date de cette époque, que j’avoue sans aucune pudeur : celle de devenir un jour célèbre. J’en suis au degré zéro de l’infini et pourtant, elle est restée intacte. Je vois que vous vous bidonnez ( et je peux comprendre ) mais encore à 58 ans , cette loufoquerie m’est restée ( on ne change pas ! ). Notez que je ne fais absolument rien pour, comme on dit, mais j’y crois dur comme fer : je deviendrai célèbre, par belle ou par laide ! Pas de façon dégueulasse ( crimes, …), non une digne de chez Digne ! Na !

1. MON AVENIR PROFESSIONNEL .

Lors donc, à 20 ans, je me projetais dans l’avenir sur une planète littéraire. Oui, je serais écrivain, un écrivain reconnu ( sic ! ), du moins en mon pays. Ou un sculpteur, ou l’initiateur d’une « pensée « non-définissable, un innovateur. Excusez du peu ! Comme vous le voyez, mon ambition est absolument démesurée.

Bilan en 2009 : 5/100

Car j’ai quand même écrit et publié à 50 exemplaires le petit roman « Hippocampes «, qui est passé inaperçu, faut le dire, mec !

Conclusions : y a du boulot ! D’après mes calculs, si j’exclus tout accident stupide ( renversé par une bagnole, me casser la gueule dans l’escalier, agressions , cancer foudroyant, 3 ème guerre mondiale … ) , j’en ai encore pour 20 ans, maximum. Donc j’ai encore de la marge mais faudrait quand même pas trop glander !

Hardi , Jeannot-Lapin !

2. MA VIE FAMILIALE .

Très tôt déjà ( à 8 ans ), j’avais décidé que je ne me marierais pas et surtout que je n’aurais pas de mouflets. Facile, l’affaire était classée, ce qui n’est pas un mince avantage, vous l’avouerez.

Mais l’attrait pour la gente féminine était, elle, bien présente . Donc, je m’imaginais, à vingt ans, que, plus tard, j’aurais un grand amour, partagé, et puis pas mal d’autre amies aussi et des amis. Des intellos, là c’était absolument indispensables. Pas spécialement marié ni vivant en couple. Mais ce serait tout de même mieux.

Bilan en 2009 : 75/100 .

Conclusions : avec Daneke, l’on s’est juré d’être potes à vie . Notre parcours de 26 ans est, c’est moins qu’on puisse le dire, en dents de scie mais Daniëlla est la seule personne qui me connaisse à peu de chose près de A à Z.

J’ai le privilège et le bonheur d’avoir rencontré Marie. Une amitié toute jeune encore ( deux ans, un an pour être plus précis encore ) et qui ne demande qu’à s’épanouir ( mmhhh, j’suis un vrai poète, là ! ). D’autres ont été mais sont déjà si éloignées et moins appréciables, du moins pour certaines …

En ce qui concerne les amitiés masculines, le bilan est plus mitigé, mais je ne désespère pas. Toutefois, est-ce si indispensable ?

3. LE FRIC .

Je le disais déjà à l’époque : c’est un moyen, pas un but en soi.

Bilan en 2009 : 80/100.

Conclusions : il est vrai que j’ai galéré durant des années mais mon job d’indépendant m’a permis de me « caser « maintenant à bon compte. Je ne roule pas sur l’or mais j’ai pour assurer. De toute façon, je me contente de peu, et même de très peu s’il le faut. Donc là, pas de sushi ( pourtant j’adore, les sushis, attends-toua ! Mioum ) .

4. LES VOYAGES .

A vingt ans, cela allait de soi que quand je serais plus âgé, je voyagerais pas mal . Là, c’était absolument indispensable. Je pouvais même envisager de vivre sans amour, sans amitié, en loup solitaire que j’ai toujours été, mais les voyages, petits ou grands m’apparaissaient vitaux. Mes incontournables : La Russie, la Chine, New York.

Bilan en 2009 : 80/100

Conclusions : Ben j’ai eu ma dose. Oh , elle n’est pas énorme, je n’ai même pas réalisé la chinoise, mais je ne rougirais pas devant mes aspirations de l’époque .

Je n’aspire plus aux bouts du monde. Régulièrement à Londres, De Vlaamse Kust ( la cote belge ), Luxembourg et je suis content !

5. MON HABITAT .

Un écrivain, un artiste ( hum, voir plus haut ) se devait de vivre en ville. Jamais au grand jamais, je n’avais imaginé à vingt ans que j’allais devoir me taper encore 25 ans à Gouvy. Mon village natal fut un véritable paradis avec mes parents, mes sœurs et mes potes, enfant ; il devint effrayant dès mes 12 ans. Mais comme je ne foutais rien de bon à Lîdge, à 30 ans, je dus me résoudre à me fixer dans ce plateau d'un ennui sans fin, effrayant et glacial et à reprendre le commerce familial. Avec le secret espoir du retour dans cette ville : Lîdge, que j’ai toujours adoré, vénéré.

Bilan en 2009 : 50/100

Conclusions : je ne crois pas avoir passé une seule semaine sans traîner mes pieds, ma tronche ,mon estomac ( et mon foie ! ) dans les cafés de Liège durant ces 25 années gouvionnes. Là également, c’était vi-tal !

Autant vous dire que : j’y suis, j’y reste. Oufti-toua !

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