" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 8 mai 2009

Mes lectures de mai : " La vie quotidienne dans une ferme d'Ardenne en 1878 "
























Savez-vous que vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir ?



















Un livre bien charmant qui fut édité à l’occasion d’une exposition à Provedroux en 1978. Il nous conte la vie quotidienne de l’Ardenne belge à une époque pas si éloignée que cela. Et l’on peut constater que leurs vies n’avaient guère évolué depuis … le moyen-âge. C’est assez effarant ( ou effrayant ) !
Pour ma part, je n’aurais jamais voulu vivre à pareille époque et me réjouis de circuler dans notre siècle …
Cet ouvrage dresse également par le détail tous les objets exposés lors de cette exposition que je n’ai pas visitée. Et pour cause, j’étais déjà hyper-liégeois et crevé amoureux … mais tout cela est une autre histoire …

Voici quelques lignes que je retirerais de cette lecture en m'attardant sur des anecdotes qui ont trait au village de Gou-ou-ouvy. Ben tiens donc ! Nostalgie, quand tu nous tiens ! ( c’est pour rire, attends, toua ! )

-Extrait de l’avant-propos :
« Nous sommes conscients que ce monde avait aussi ses tares : la pauvreté, l’alcoolisme, la médisance, l’étroitesse d’esprit. Mais sommes-nous certains qu’elles n’ont pas revêtu d’autres formes aujourd’hui ? «

- L’universitaire Eugène Gens, installé à Trois-Ponts, écrit en 1885 ( ? )
« Le chemin de fer du Grand-Luxembourg a déchiré, bouleversé la sauvage vallée de la Salm. Son charme champêtre s’est évanoui. Aux mugissements des vaches, aux bêlements des chèvres, au murmure du torrent sur ces cailloux, ont succédé le roulement des trains, l’aigre sifflet des signaux et le hoquet des locomotives ; à la calme et douce solitude, le mouvement affairé d’une station. Rien n’efface une idylle comme le bruit d’un chemin de fer « .

- A Cherain, l’on trouve de quoi se restaurer, puis on reprend la route qui traverse un pays dont l’aspect paraît quelque peu monotone, c’est une nature âpre et sévère ( … ) ( E Van Bemmel )
-
( NDLR : foutreciel ! Déjà à l’époque !!! )

- Vers 1908, une diligence à deux chevaux fait le trajet Houffalize-Gouvy.
- Le pain lui-même ne constitue pas l’ordinaire de tous, et le rapport du conseil communal de Lierneux nous révèle « qu’une grande quantité de familles pauvres ne mangent presque jamais de pain et se nourrissent à peu près entièrement de pommes de terre, dont on cultive en cette commune une immense quantité « ( voir le tableau plus bas )

- Le pèket, ce breuvage ludique, cause autant de bien que de mal. S’il aide quelques fois à supporter les hivers trop longs, il provoque aussi une maladie, la pire qui soit : l’alcoolisme. C’est qu’il sévit en Ardenne comme partout ailleurs au XIX e siècle. Dans la province de Luxembourg, le nombre des débits de boisson passe de 384 en 1846 à 2.835 en 1900.

- En 1860, à Lierneux, une personne sur cinq ne sait ni lire, ni écrire. A Verviers, le pourcentage d’analphabètes atteint 33,65 % .

- A Gouvy, au siècle dernier, un nommé André Colin « signait la ou les dents malades avec une pointe de Paris qu’il allait ensuite clouer dans un morceau de bois vermoulu ou dans un arbre. ( … ) Au début du XX ème siècle, le vieux Martin Kaesch de Gouvy use de méthodes plus directes, il signait le mal de dents avec ses doigts dans la bouche qui puait la flatte « ( Léa Nivarlet dans ses « Cahiers « )

Note de la rédaction, donc môa : quand on dit « puait la flatte « doit-on entendre que le verbe, « puait « , s’attribue à la bouche ou aux doigts ? La question reste ouverte, comme ma bouche d’ailleurs, bée … ( note que j’ai bien une idée … )

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