" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 7 avril 2009

Intantanés de ma vie liégeoise



Ma voisine de palier vient de fêter ses 89 printemps. Elle vit dans un coquet appartement avec son chat . Sa fille et ses multiples petits enfants viennent quotidiennement lui rendre visite. Elle est dotée d’une étonnante santé, et à part des p’tits mèhins de temps à autre, elle reste de bonne humeur et philosophe. Quand sa femme d’ouvrage vient nettoyer, quén ambiance, tî ! Et ça papotte, sans médire. Enfin, je ne suis pas dans le secret de ces déesses…
Tiens ! Cela fait au moins que je n’ai plus rencontré Frédérico, un jeune gars qui fait la manche dans le quartier. Note que son père vient de décéder. C’est un p’tit malin, le Frédérico ; il a bien le tour. Je me dis que je vais lui donner 70 ou 95 cents et puis il m’embobine tellement qu’il empoche pas loin de 5 euros. Bah ! Après nous les mouches , et comme on dit dans mon pays natal : tout le monde doit vivre !
Le petit train en sculpture de la place Notger continue son p’tit bonhomme de chemin. Il a été créé par des étudiants en architecture de Saint-Luc. Il était pimpant, l’année dernière. A c’t’heure, il lui manque des plumes, est tout maigrichon, comme laissé à l’abandon. On ne semble plus s’en occuper et c’est bien dommage : l’idée était excellente pourtant. Ouais, on est bien à Lîdge ! Va comme je te pousse ! Le parterre de fleur, sur la même place est , lui, merveilleux et bien entretenu. Cela change et fait plaisir.
Au « Cheval blanc « , je me suis fait remonté les bretelles par la patronne. Faut dire que des côs, j’exagère. « Tiens ! « que je dis, « Le Standard et Anderlecht sont premiers ex-æquo ! « . « Quoi « ,qu’elle fait la supporteresse des Rouches. « Vous allez encore me faire bisquer ? Méchant que vous êtes ! « . Faut dire que le dernier coup j’avais eu l’audace de dire que , si le Standard était en tête, le championnat était encore loin d’être terminé ( comprenez : c’est un coup de bol ). Faudra que je modère mes propos… Môa qui adore tant faire mousser mes d’jins ! Gloups !
Ne pas manquer de saluer le paon du Boulevard Piercot. Note que c'est p'têt le coq liégeois. Ah ! Qu'est-ce qu'il est beau ! Mérite des clignettes, c'ui-là !
Midi sonne aux clochers de l’église Saint-Jacques et de la Cathédrale : c’est l’heure. J’ai rencard avec Gri-Gri, mon amie liégeoise. Nous allons dîner « à « Vole au dessus « . Deux heures en tête à tête, un sublime régal à tous point de vue. Puis, torate, nous nous retrouverons, tapis dans un café de la place, en trio, celui des « Confrères-Lumière « ( excusez du pneu ! ). Après les bla-blas, les immanquables rires hebdomadaires, elle nous lira un chapitre de « L’Ecume de l’Aube « de Roger Leloup, le père de Yoko Tsuno. Aujourd’hui, j’enregistrerai sa douce voix sur un appareil à K7 philps, trouvé à 5 euros à l’atelier du Balloir … Oui, un vrai moment de privilégié ! Mioum !

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