" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 16 février 2009

Le soixantième anniversaire de José Fréres



Cette photo date de la fin 2007.

Mayvonne, José et môa, dans un resto à Lîdge

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Le soixantième anniversaire de José Fréres

En ce début d’année 2009, Maryvonne Thiry m’avait bien aimablement envoyé une invitation pour fêter le soixantième anniversaire de son mari. A mon arrivée chez eux, surprise : j’étais le seul des amis de not’ José à avoir été convié, les 50 autres personnes étant toutes et tous des membres de leurs grandes familles.

Quel choc, vraiment ! Oufti, toi !
Quelle belle fête et quel beau jour pour mon Ego !
Il est vrai que nous avons partagé, durant dix ans pour bibi, bien plus pour lui, une véritable passion commune : l’animation de Radio Beho ( une radio de proximité ). Des souvenirs , qui avec le recul, suscitent une certaine nostalgie du bon vieux temps ( oui ! Tout n’a pas été mauvais de chez Mauvais … ).

José et Maryvonne ont émigré en Allemagne . Elle est enseignante maternelle dans une école de Iéna ( oui, oui, Napoléon ! ). José , lui, pratique de façon intensive une de ses innombrables passions : le vélo. Ainsi après le tour de France à bicyclette, il a effectué, tout seul comme un grand , le redoutable trajet Beho-Cap Nord, aller et retour. Fin 2008, il a organisé une soirée où il racontait son épopée. Il a imprimé son journal de bord dont je vous livre ici un délicieux extrait.

Quelle plume !

El José, tu m’étonneras toujours, même dans mes vieux jours !

José Fréres : « De Beho au Cap Nord à vélo et retour «
Carnet de route.

Samedi 21 juin 2008 : Ramea-Kalix : 50 km . Total : 3724 km

" J’aime les moustiques ! J’adore les moustiques ! Je les aime tellement qu’ils sont devenus mes frères de sang. J’aime la mélodie qu’ils jouent au creux de mon oreille. Je coupe même la radio pour mieux les entendre. J’aime leur approche tournoyante lorsqu’ils cherchent un terrain d’atterrissage sur ma tête ou sur mes bras. Cette prodigieuse faculté qu’ils ont de se poser sur moi sans que je ne les aperçoive. Ils me gratifient de leur amour jour et nuit, ce sont des mais fidèles, toujours au rendez-vous. C’est même de l’obstination dans la fidélité. Je n’en demande pas tant , mais eux sont imperturbables : ils m’aiment au-delà de la raison, un point c’est tout. On m’avait dit que les moustiques ne sortent que fin de journée. Et bien les moustiques suédois sont différends, ils déjeunent aussi. Dès potron-minet, ils se mettent en chasse et dressent la table. C’est bien simple, ils mangent à toute heure du jour et de la nuit, ce sont de gros gourmands, José comme plat principal et préféré. Il y en a même un qui a essayé de me déguster en commençant par la fesse gauche, ce qui me pose maintenant un petit problème pour m’asseoir. Leur indéfectible amitié se manifeste 24 h sur 24 et n’est jamais prise en défaut. Je suis dévoré par leur amour. Mais moi aussi je les aime, alors j’applique le dicton « Qui aime bien châtie bien « . Je les aime de toute la force de ma main qui les écrase, qui les réduit en bouillie et qui y prend même du plaisir car je me dis que pour eux ce doit être un honneur de mourir de la main de quelqu’un qui les adore à ce point. Et je ne fais pas de différence entre eux, je les englobe tous dans un même amour meurtrier et sanglant. Sur la toile de ma tente, ils éclatent de toute la rougeur de leur repas qui est très souvent mon sang. Ca devient une peinture abstraite. Je suis un artiste assassin. Un génie morbide. Le Picasso du génocide. Et je m’en flatte, et je m’en vante ! "


Sois en remercié !

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