" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 14 septembre 2019

Cela s'est passé en septembre à Gouvy







-  19 septembre 1936
Nouveau comité de l’Estu St-Druau ( ou St Druon ?) dont M. Maurice Robert, vice-président



-  17 septembre 1939
Cours de coupe Yvonne Belhomme,  renseignements chez Marie-Laure Wilkin



- 21 septembre 1948
U.S. Gouvy 6 – U.S. Soy 2



- Le 19 septembre 1949
Le monument des frères Léonard a été inauguré ce dimanche à Limerlé



-  Le 22 septembre 1950
Beho. Grand match de quilles. I er prix : le sympathique boucher Jules Fréres



- Dimanche 16 septembre 1951
Un ciné à Courtil



  Samedi 27 septembre 1952
Les élections communales, liste de Limerlé



- Vendredi 5 septembre 1953
Dernières nouvelles de Gouvy dont des promesses de mariage



 - Septembre 1955
Ecole Sainte-Thérèse de Gouvy
Devant à gauche: Robert Winand, Jean Catin, Claire Senger, Claudine Marx, ?, Jean-Claude Guillaume, André et Jean-Louis Nisen, 2 ème Rang; ?, Jacquy et André Parmentier, ?, Odette, Christian et Serge Neybuch, Charlie Angé, ?, 3ème rang: ?, Jeanine André, Fernande André, Bernadette Fogen, ?, Michèle Parmentier, ?, Anne-Marie Leruse, 4ème rang: Richard Nizette, ?, Jeanine Paquay, André Paquay, Maria André. Il en manque encore quelques-uns ...  parfois on reconnaît mais le nom nous échappe.





-  Vendredi 27 septembre 1957
La restauration de la chapelle de Gouvy par l’abbé Maréchal

-  Vendredi 9 septembre 1960
Gouvy. On demande des égouts. Sur les instances de nombreux habitants de Gouvy, le Dr Charles Misson vient d’écrire au ministre de la Santé publique pour attirer son attention sur le fait que le problème des égouts dans le village reste toujours sans solution. Gouvy, village assez étendu, où se trouve une gare importante est une agglomération qui ne demande qu’à jouir comme d’autres localités ardennaises d’un minimum de confort et de salubrité. Or, le bruit court qu’en ce qui concerne les égouts, rien ne sera fait avant des années faute de crédits. Le docteur demande en terminant pour quand sont prévus ces travaux d’hygiène si nécessaire à Gouvy.


- Mercredi 6 septembre 1961
Gouvy a fêté, dimanche, les cinquante ans de sacerdoce d’un de ses enfants, M l’abbé Emile Maréchal. Le jubilaire avait vu le jour en 1886, dans une maison de la rue de la Gare, et y est revenu en 1954, non pour y jouir d’une retraite mille fois méritée, mais bien pour rester au service de l’Eglise. C’est ainsi que, chaque dimanche, M l’abbé Maréchal officie encore à Salmchâteau tout en étant en semaine à la disposition des habitants de Gouvy. Chaque jour, on peut le voir dans cette chapelle du quartier de la Gare, chapelle qui est en quelque sorte son œuvre. (…) M l’abbé Maréchal débuta son ministère au séminaire de Bastogne (…) il fut également professeur au collège St Joseph à Virton (…)
(ce dimanche) La foule escorta le jubilaire à la chapelle de la Gare (…)  M. de Potter, président du conseil de fabrique offrit le cadeau de la paroisse : une chasuble verte



- Samedi 1 et dimanche 2 septembre 1962
Ce dimanche 2 septembre, à partir de 14 heures, un grand tournoi de pêche se déroulera au Lac de Cherapont à Gouvy dans un cadre merveilleux de fraîcheur et de verdure. Alimenté par une rivière « l’Ourthe «, cette vaste étendue d’eau abrite de beaux salmonidés, notamment 500 truites variant de 0,200 kg à un kilo. Plusieurs prix intéressants sont attachés à ce concours. Le 1 er prix consiste en une carabine automatique 6m/m.

- Mercredi 10 septembre 1962
A Bovigny, M. R.M. domicilié à V., au volant de sa voiture, se trouva en face d’un petit garçon qui débouchait de derrière un tracteur. Malgré ses efforts, le pilote n’a pas su éviter l’enfant. Le petit Robert Bovy, domicilié à Halconreux a été transporté à la clinique de Vielsalm dans un état semi-comateux. Il souffre d’une triple fracture du crâne et d’une fracture à la jambe.




- Samedi 18 septembre 1965
Gouvy. Les funérailles du petit Charles Clotuche. C’est en présence d’une foule considérable qu’ont été célébrées les funérailles du petit Charles Clotuche. (…) A l’issue de l’office, le corps, que portaient les scouts, a été acheminé au cimetière.




- Mercredi 30 septembre 1970
A Gouvy, la Royale-Union-Sportive inaugure ses installations. (…) Une grande buvette de 100 m2 et trois beaux vestiaires viennent d’être construits en dur. (…) Bien que les locaux soient situés loin du réseau électrique, à grand renfort de lampes à gaz, de batteries de voitures, le stade était éclairé de tous ses feux ce soir d’inauguration. La bière y coula à flot …




-  Mercredi 15 septembre 1982
Candidats aux élections communales de Gouvy




-  Mercredi 1 er septembre 1993
Il y a tout juste 25 ans débutait à Sterpigny, les travaux de construction et de rénovation de la salle « Le Cosmos »




-  Mardi 7 septembre 1999
Cindy Plumer à l’accueil au S.I. de Gouvy


Merci au journal l’Avenir du Luxembourg !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

Amanda Sthers : " Les terres saintes "





Harry Rosenmerck, un cardiologue juif parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël. Comme chacun sait, les cochons ne sont pas les bienvenus en terre sainte où ils ne peuvent même pas déposer la moindre petite patte. Qu’à cela ne tienne, la porcherie sera placée sur des pieux. On se doute que les pires ennuis vont pleuvoir sur Harry ; seul le rabbin Moshe Cattan de Nazareth compatit. Ils deviendront amis.
La particularité de ce roman, hautement comique, est qu’il est constitué uniquement d’ échanges de mails ou de courriers postaux. L’occasion de faire la connaissance de la famille de Harry : son épouse atteinte d’un cancer en phase terminale, sa fille, son fils homosexuel, père et fils se sont brouillés, ne  se voient plus pour cette raison.

 L’auteur de ce roman, Amanda Sthers, en a également tiré un film sorti en 2018. Pour la petite histoire, elle est la première épouse de Patrick Bruel.

Extraits :

- Si vous êtes dans une pièce où se trouve un enfant qui meurt de faim, en compagnie de neuf autres hommes, le fait que vous mangiez le dernier bout de pain sous prétexte que l’un des neuf types l’aurait de toute façon ne vous excuse pas : c’est vous, VOUS, qui avez tué l’enfant.

-  Elle s’est fait lifter, si elle sourit, elle craque.

- Venez me voir, monsieur Rosenmerck. Je ne peux venir à vous. Il m’est interdit d’être en contact avec la race porcine.

-  Avez-vous observé une ville par un hublot d’avion ? Nous ne sommes que des petites fourmis, tous persuadés de notre importance, certains d’être le héros de l’histoire.

- En tout cas, votre épouse n’a pas sa langue dans sa poche.  Mon ex-femme était comme ça, le genre de casse-couilles dont on est fier.

vendredi 13 septembre 2019

Septembre 2019 en vrac


Bll Bll Bll ...


                                           Fêtes de Wallonie 2019 ( vidéo)



                                                 ... elle est chouette, c'te chouette


                                            Mariage de Michel Houellebecq ( 2018)

jeudi 12 septembre 2019

" Amélie Nothomb, la bouche des carpes " entretiens avec Michel Robert





Voici un livre d’entretiens entre Amélie Nothomb et Michel Robert. Le livre est paru en 2018 mais les conversations datent se situent entre 1995 et 2001. Elles restent d’actualité, vu qu’Amélie ne change pas ou alors elle s’améliore d’année en année…
 Nous y apprenons de choses - peut-être- inédites. Ainsi elle ne conduit pas de voiture vu qu’elle n’a pas de permis, rapport aux nombreux accidents tragiques dans lesquels elle fut aux premières loges ... « Dans le deuxième accident, une femme de l’autre voiture a été décapitée. Je suis restée longtemps auprès du cadavre en attendant que les secours arrivent ».
 Le mémoire de ses études romanes à L’ULB était consacré à l’écrivain Georges Bernanos.
Elle reçoit aux environs 1.600 lettres par an et répond à beaucoup d’entre elles.
« Je suis haïe par un nombre considérable de gens », dit-elle. «  Pour supporter d’être haïe, il faut une solidité que je n’ai pas ou que je n’ai pas encore ».
Perso, je dirais : pourquoi tant de haine ? Cela relève, sans doute, de l’envie et/ou de la crapulerie…
Quand on lit ce texte, on se demande si c’est une si bonne chose que ça que de passer son temps à écrire des romans et à les publier. Le prix à payer semble immense…

Extraits :

- Simenon est un écrivain très impressionniste qui a écrit quelques livres éternels. Au-delà de cela, c’est quelqu’un qui m’a intéressée beaucoup et que j’aurais voulu rencontrer.

- Non seulement les intellectuels sont stériles, mais – et c’est plus grave encore – je pense que ce sont des gens nuisibles. Le fait, par exemple, que les génocides deviennent possibles me semble être favorisé par le fait qu’il existe des intellectuels qui sont largement responsables de ce qu’ils dénoncent.

-  La vérité, c’est que j’aurais voulu être le Christ !  (…) et j’aurais bien voulu finir crucifiée devant tout le monde et l’on vienne me regarder mourir sur une croix.
 - ( à propos des papes) Jean-Paul II. Condamner le port du préservatif dans les pays du tiers monde, surpeuplés et miséreux, c’est déjà du génocide. En tous les cas, je ne vois aucune raison d’aimer le pape, c’est clair.

lundi 9 septembre 2019

Répressions barbares de l'armée allemande en septembre 1944 à Trois-Ponts et à Harzé





« * Le soir du vendredi 8 septembre 1944, des résistants ont tendu une corde sur la route de Trois-Ponts/ Werbomont au moment où passait un side-car allemand qui battait en retraite. Les résistants ont ouvert le feu, tuant deux hommes, les mutilant et les jetant dans un étang. La vengeance ne tarda pas … Le lendemain, sept civils furent amenés sur les lieux, fusillés, mutilés à leur tour, avec une pancarte explicite : «  Pour venger nos camarades, tués par des terroristes le 8 septembre 1944 à 20h30 »


                                                           L'abbé Léon Sneepers
.
* A Harzé (village près d’Aywaille), le 9 septembre 1944, alors que la nuit va tomber, les SS pénètrent dans les maisons et s’emparent de 41 hommes qu’ils enferment comme otage à l’école des garçons. Ils annoncent que pour un Allemand tué, dix otages seront exécutés. Le 10 septembre, vers 5 h du matin, les SS pénètrent dans les maisons du village à la recherche de jeunes filles pour s’en servir sur des véhicules militaires comme boucliers humains protégeant leur retraite. Sept jeunes filles, dont la plupart en robe de nuit, sont enlevées. Elles seront fusillées en cas d’échange de coups de feu avec le maquis. Le curé Sneeepers parlemente avec le chef des  Allemands, arrache la promesse qu’elles seront libérées en temps voulu et obtient l’autorisation de les accompagner.
Autour de l’école, où sont enfermés les 41 otages, les gardiens allemands se retirent. Il ne reste plus que deux jeunes SS pour les garder. Lorsque les deux hommes décident de se replier à leur tour, l’un d’eux veut jeter des grenades dans la classe mais l’autre s’y oppose. Il s’attarde un peu derrière son compagnon et dit aux otages : «  Pas bouger, Sammies bientôt arriver »  (note : les Sammies sont les Américains, fils de l’Oncle Sam). Les deux SS seront tués en contrebas de la route par les Américains venus libérer les otages.
A midi, le convoi allemand est arrivé à Rahier, les jeunes filles sont libérées. Sous la conduite de l’abbé Sneepers et par les petits chemins forestiers le petit groupe arrive à Havelange, d’où l’abbé partira à vélo chercher une jeep pour ramener les jeunes filles à Harzé ».

   Extrait d’un article, signé par Lily Portugaels, paru dans «  La Libre Belgique » de ce lundi 9 septembre 2019.

dimanche 8 septembre 2019

Jean, le jeune porcher de Gouvy





Il était une fois, à Gouvy, un petit garçon appelé Jean – c’était le fils de Marie-Djènne – qui allait toujours nu-pieds et nu-tête. Autant dire qu’il n’était pas riche et que, pour aider les siens, il gardait les cochons de la ferme du Vieux-Mayon.
Le seigneur de Salmchâteau remarqua le garçon, un jour qu’il passait à Gouvy pour affaires.
- C’est à toi, ces cochons ?
- Non, c’est à la grande truie que vous voyez-là, dans la cour de la ferme.
- Tu es bien mal élevé, mon garçon !
- Nous sommes très pauvres à la maison pour que j’aille à l’école.
- Et tu vas nu-pied par ce temps ?
- Le fermier m’avait promis des sabots quand il m’a engagé, mais je les attends toujours.
- Si tu fais ce que je vais te dire, tu auras aujourd’hui même une paire de souliers.
- Et que devrais-je faire pour cela ?
- Tu répondras : lopin à tout ce qu’on te demandera. Tu as bien compris ?
- Lopin.
- Très bien. A la question suivante, tu répondras : lopar. Tu m’entends bien ?
- Lopar.
- Ainsi tu feras jusqu’à notre prochaine rencontre.
Le seigneur tint sa promesse. Un valet du château apporta, le jour-même, une paire de beaux souliers au petit Jean.
Rentré chez lui, la mère demanda à l’enfant d’où il tenait ses chaussures.
- Lopin.
- Qui te les a données ?
- Lopar.
Marie-Djènne jugea que son enfant avait l’esprit dérangé ; elle s’en fut au presbytère et raconta la chose au curé.
- Qu’est-ce qu’il t’arrive, gamin ?
- Lopin.
- Vas-tu me répondre ?
- Lopar.
- Parleras-tu galopin ?
- Lopin.
Le curé de Gouvy y perdait son latin, quand survint le seigneur de Salmchâteau, qui se fit fort de rendre parole à l’enfant, à la condition que le curé laisse tomber le procès qu’il lui intentait …pour un lopin de terre.
- D’accord, dit le curé. J’aimerai voir cela.
On le devine, le garçon retrouva du coup la parole et le curé renonça à son procès.

                                                                                               René Henoumont


Une histoire un tantinet détournée. Mais si vous remplacez «  Gouvy » par « Ferrières » et « Salmchâteau » par « Villlers-Sainte-Gertrude », alors vous retrouverez l’original du conte repris par René Henoumont dans son excellent livre « Légendes et contes d’Ourthe et d’Amblève ». 

samedi 7 septembre 2019

René Henoumont : " Légendes et contes d'Ourthe et Amblève "




Un florilège des contes et légendes des vallées de l’Ourthe et de l’Amblève.
Le livre commence par des contes à propos du diable. Il y aura, plus loin, d’autres qui nous causeront de vampires, de sorciers,  de fées, de revenants, de nutons …
Pointons quelques chapitres :
-  l’origine des grosses pierres des Fonds de Quarreux : ce qui reste d’un moulin à vent créé par le Diable.
- le diable d’Ocquier : Innocent Dieu (sic ! c’est son nom), un guérisseur au mieux avec le Diable en personne surtout lors du réveillon de la nuit de Noël.
- « Lopin-lopar » ou le petit garçon nommé Jean, gardien de cochon à Ferrières.

Un délice !

Extrait :

Il est des ouvrages que l’on se doit d’écrire. Je devais celui-ci à la mémoire de ma parentèle comptant – tenez-vous bien ! – :  les frères Renard, les assassins du curé de Xhignesse, Marie Renard, la dernière sorcière d’Ardenne qui fut brûlée vive à Filot, un peu avant la révolution liégeoise, le juge Kersten, de Ferrières, dit le Grand Juge, le curé Henoumont de Ferrières qui refusa de prêter serment à la République, célébra la messe dans les bois et fut déporté à l’île de Ré, dont il revint après Waterloo. Ces deux-là rachetèrent sans doute le forfait des assassins et les malices de la sorcière … Mais à qui vont mes préférence ?

                                                              René Henoumont